Terrain d’Andohatapenaka : Tiko persiste sur son utilisation par la CUA

Jacaranda

La société de l’ancien président est toujours disposée à coopérer avec la CUA si cette dernière le veut.

Cinq jours après le verdict du tribunal administratif sur le terrain d’Andohatapenaka suite à la requête de la conseillère municipale Lalatiana Ravololomanana, le PDG de Tiko, Marc Ravalomanana, a rencontré hier à l’hôtel de Ville d’Analakely des responsables de la commune urbaine d’Antananarivo. A l’issue de la rencontre, l’ancien président a déclaré qu’il est toujours prêt à mettre le terrain de Tiko Agri à Andohatepanaka à la disposition de la CUA pour servir de fourrière. « Disposer de ses biens, c’est le droit le plus absolu de Tiko. Tiko est en possession des cinq titres en bonne et due forme justifiant que le terrain sis à Andohatapenaka lui appartient. S’il y a des gens qui disent le contraire, qu’ils retirent ces titres fonciers ! En tout cas, c’est à la commune de décider si elle veut encore utiliser le terrain en question. », a affirmé le PDG de Tiko. On a appris hier que le Conseil municipal d’Antananrivo va très bientôt se réunir en session extraordinaire pour délibérer sur plusieurs sujets dont la convention entre Tiko et la CUA sur l’utilisation du terrain d’Andohatapenaka.

Manque de subvention. A rappeler que le tribunal administratif d’Anosy a annulé la délibération du conseil municipal au motif que, selon Lalatiana Ravololomanana, l’adoption de celle-ci n’a pas été initialement inscrite à l’ordre du jour. La prochaine session extraordinaire du conseil municipal permettrait donc de régulariser ce « vice de forme ». En tant que conseiller spécial du maire, Marc Ravalomanana a été interrogé hier par les journalistes sur la dégradation de l’état de certaines infrastructures dans la Capitale. En effet, sur l’état de certaines routes de la ville, il a expliqué que la réhabilitation ne peut se faire en période de pluies et qu’il faut attendre la saison sèche pour pouvoir mener les travaux de réhabilitation. « Je tiens à affirmer que les moyens financiers de la commune sont limités faute de subvention de la part de l’Etat. Quoi qu’il en soit, la commune peut effectuer des petits travaux. C’est le cas à Tsimbazaza pour protéger le domicile du président de la République du déversement des eaux usées », a souligné Marc Ravalomanana.

Candidature. En tant que président national du TIM, l’ancien président a été hier bombardé de questions sur une manœuvre politique visant à l’exclure de la course à la magistrature suprême. Il a réitéré que toute exclusion sera source de troubles pré-électorales et post-électorales. « Je serai candidat. Laissez le peuple choisir qui il veut pour diriger le pays », a-t-il martelé. Avant de continuer : « Je tiens à rappeler que j’ai été condamné par défaut par une justice incompétente. Et s’il y a des gens qui disent que les putschistes ne seront pas autorisés à se présenter en application de l’Accord de Cotonou, qui oserait dire que ces dirigeants ne sont pas aussi des putschistes ? A ma connaissance, ils étaient dans le gouvernement des putschistes après le changement anticonstitutionnel de 2009. » D’après Marc Ravalomanana, il est actuellement en contact avec la communauté internationale dans l’objectif d’organiser une élection inclusive à Madagascar en 2018.

R.Eugène

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