Affaire Antsakabary : La population encore traumatisée

Les évènements d’Antsakabary n’ont laissé personne indifférent. Les Malgaches ont montré leur solidarité à travers différentes mobilisations. C’est dans ce contexte que quelques prêtres de Befandriana ont effectué une déclaration, hier, à Antanimena.

Traumatisme. Le Père Fidèle Razafimandimby, directeur de la Radio Fivoarana à Mandritsara, a adressé ses sincères remerciements aux Malgaches qui ont affiché leur solidarité et leur compassion à l’endroit des victimes. « Je remercie vivement toutes celles et tous ceux qui ont participé aux téléthons pour la population de Befandriana que ce soit les autorités étatiques ou les simples citoyens », a-t-il lancé. Néanmoins, il a précisé que « la situation n’est pas encore revenue à la normale dans la mesure où les habitants restent traumatisés par les évènements. Il y a une accalmie mais la ville reflète une certaine fragilité matérielle et psychologique, surtout quand ces mêmes habitants croisent des agents de police ».

Démenti. Par ailleurs, les prêtres ont démenti l’intox selon laquelle la personne responsable des incendies criminels souffre d’une démence. « C’est faux », défend le Père Fidèle Razafimandimby avant de continuer que « ce sont des éléments de la police qui en sont les véritables auteurs ». Comment détient-il toutes ces informations ? Tout simplement car, d’après ses explications, il était et demeure en contact avec les habitants. Il est toujours à la recherche de l’information pour reprendre ses termes. Pour ce prêtre, l’heure n’est pas à la vengeance. « Si des prévenus sont reconnus coupables, ils doivent être traînés devant la justice et éviter toute forme de représailles », conclut-il. A noter que l’on a pu réunir, entre autres, la somme de 36 630 500 fmg dans cette mobilisation.

Aina Bovel

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.