Sénateur Lylison : « Condamnation exagérée », selon le FISOFASO

Le Bureau central du « Fikambanan’ny Sojabe avy amin’ny Faritra Sofia » (FISOFASO) sort de son mutisme face à l’effervescence actuelle causée par l’affaire Befandriana Nord. Au cours d’un point de presse organisé hier, le Bureau central du FISOFASO a approuvé les démarches menées par certains Sojabe auprès des autorités centrales à Antananarivo. Depuis le début de cette affaire, différentes personnalités qui se disent Sojabe de la Région Sofia se sont succédé pour faire une déclaration à la presse. Le communiqué publié hier par le Bureau central se présente donc comme une sorte de rappel à l’ordre. Le FISOFASO se dit « totalement contre toute sore de vindicte populaire ». « Il convient de mettre à nu les raisons qui poussent les gens à ces extrémités barbares, et y apporter les remèdes appropriés », propose-t-on. L’association exige également que le gouvernement, l’équipe d’experts de la Gendarmerie et de la Police nationale envoyée à Befandriana Nord, puisse faire la lumière sur la responsabilité de l’incendie des 487 maisons à Antsakabary. Le Bureau central exige des sanctions sans complaisance contre les vrais auteurs de ce qu’il appelle une « vindicte policière ». « Nous faisons confiance aux autorités pour rétablir la vérité et punir les vrais fautifs », martèle-t-on. Le FISOFASO sollicite également le gouvernement, les ONG, les entreprises et les particuliers à apporter des aides d’urgence aux sinistrés d’Antsakabary.

Solidarité. En ce qui concerne la condamnation du Sénateur Lylison René de Rolland, le Bureau central du FISOFASO estime que « la qualification de l’acte commis (appel à la ville morte) qui a valu un an d’emprisonnement ferme est exagérée et inappropriée par rapport au fait réel ». L’association exhorte ainsi tous les élus de la Sofia, les cadres et intellectuels de la Région, à faire preuve de vigilance et de plus de solidarité. Un appel a également été lancé à l’endroit des Sojabe de la Région Sofia afin de rester sereins et attentifs, et de garder à l’esprit la devise de l’association qu’est : « Tany misy Sojabe tsy miady zaza » (Là où il y a un Sojabe,  les enfants ne se chamaillent jamais, la Justice sociale est garantie, la concorde règne).      

Davis R

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