Bâtonnier Hubert Raharison : « Renforcement de la loi sur le droit de la défense »

Me Hubert Raharison élu pour la troisième fois consécutive à la tête de l’ordre des avocats.

Renforcement des relations internationales entre les différents barreaux et qui rentre notamment dans le cadre du renforcement des capacités. L’ordre des avocats prévoit également la construction de la maison des avocats dans les six chefs-lieux de province.  

A l’issue de l’élection de ses nouveaux membres le 22 mars 2017, les 650 membres de l’ordre des Avocats ont réélu pour la troisième fois consécutive l’ancien Bâtonnier, Me Hubert Raharison, et ce, de nouveau  pour un mandat de deux ans. Pour son troisième mandat, le Bâtonnier se fixe comme objectif, la  lutte contre la corruption. En ce qui concerne ce mal qui ronge la société malgache, il avance ainsi une proposition de loi, portant notamment sur le contrôle effectué par les différentes juridictions.

Enquête. Lors d’une interview qu’il nous a accordée, le Bâtonnier n’a pas manqué de parler du droit de la défense, en se référant notamment à l’article 13 alinéa 7 de la Constitution qui stipule que « l’Etat garantit la plénitude et l’inviolabilité des droits de la défense devant toutes les juridictions et à tous les stades de la procédure y compris celui de l’enquête préliminaire, au niveau de la police judiciaire ou du parquet ». Soit la plénitude de la défense et qu’« il ne devrait pas y avoir de restriction », a-t-il soutenu. A cet effet, il estime l’importance du renforcement de la loi sur le droit de la défense.

Vindicte populaire. Le Bâtonnier a touché mot aussi de la vindicte populaire. « C’est l’expression du manque de confiance du peuple envers la Justice, à cause notamment de la corruption ». Et lui d’enchaîner qu’il faudrait rétablir cette confiance afin qu’il n’y ait pas de dysfonctionnement tout en soulignant au passage que « les organes de contrôle de justice ne sont pas efficaces».

Recueillis par Dominique R.

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3 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Dans cette affaire curieuse, c’est le procureur général près de la cour d’appel qui gère lui même le dossier au lieu et à la place du procureur de la République comme le stipule le code de la procédure pénale.
    Soit disant pour rechercher la vérité, le juge d’instruction met directement en mandat de dépôt le prévenu. Comment va t il se défendre aux fins fonds de sa cellule d’Antanimora ?
    Les preuves ? il va falloir les trouver dehors.
    Le prévenu a demandé un dessaisissement pour le procès en appel pour suspicion légitime. En vain, car la cour d’appel d’antananarivo a rendu son jugement le 13 mai 2016. Les avocats ont bien fait de boycotter cette parodie de justice

  2. Est ce qu’un avocat a encore une utilité pour un prévenu lambda à Madagascar ? Sur le web, il y a l’histoire de ce chef d’entreprise qui a été condamné en décembre 2015 à payer Un milliard cinq cent millions d’ariary et à 2 ans de prison avec sursis après avoir passé 5 mois de mandat de dépôt à Antanimora pour éviter qu’il se défende.
    Le jugement est résumé en une seule phrase : Sur l’action publique. Il résulte preuve suffisante contre le prévenu d’avoir commis le délit d’abus de biens sociaux à lui reprocher. Qu’il échet de le déclarer coupable.
    Heureusement que la cour suprême de madagascar à jouer son rôle en censurant par un pourvoi dans l’intérêt de la loi (PIL) ce jugement à une seule ligne qui vaut son pesant d’or.
    L’avocat n’a donc pu jouer son rôle qu’à un échelon plus élevé

  3. Le droit de la défense ne peut rien contre le tsindrim-bokotra ou l’ordre qui vient d’en haut. Un magistrat doit également gérer sa carrière et ne pas se trouver affecter . Heureusement que la cour suprême de Madagascar joue pleinement son rôle en censurant des arrêts absurdes

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