Motion de censure : Difficile rapprochement entre le TIM, le Mapar et le MMM

L’absence d’une opposition unie à l’Assemblée nationale favorise la stabilité du gouvernement Mahafaly.

Il serait difficile pour les députés TIM, Mapar et MMM de constituer un bloc solide pour destituer le gouvernement en place.

Le député indépendant élu dans le district de Moramanga Henri Charles Andriamahefa certifie qu’il n’y a jusqu’ici que des rumeurs. « Je n’ai jamais vu la collecte de signatures en vue d’une motion de censure contre le gouvernement en place. Jusqu’ici, il n’y a que des rumeurs.», affirme-t-il. Avant de rajouter : « Je peux aussi attester qu’aucun des députés n’a obtenu des voitures 4×4 en contrepartie de son opposition à cette motion. » A en croire donc cet élu indépendant, il n’y a ni collecte de signatures, ni distribution de 4×4 ou d’argent à l’Assemblée nationale. Quoi qu’il en soit, l’idée continue de faire son chemin. Plus la séance de questions-réponses entre les députés et le gouvernement approche, plus on parle d’une éventuelle motion de censure à Tsimbazaza. Mais, pour que cette motion puisse être déposée au bureau permanent de la Chambre Basse, il faut la signature d’une moitié plus un des députés, c’est-à-dire 76 signatures. Et pour que cette motion de censure puisse être adoptée, il faut le vote positif de 2/3 des membres de l’Assemblée nationale.

Guerre de nombres. La question qui se pose est de savoir qui pourrait initier une éventuelle motion de censure à Tsimbazaza. Jusqu’ici, il n’y a que les députés TIM, les députés Mapar et les députés du MMM qui pourraient enclencher le processus. Or, jusqu’à présent, le rapprochement n’est pas entamé. Marc Ravalomanana, le seul qui peut donner des consignes aux élus du TIM, effectue actuellement des déplacements en Allemagne. Quant au chef de file du Mapar Andry Rajoelina, il est toujours en France. Seul le président national du MMM Hajo Andrianainarivelo se trouve au pays. En termes de nombre, le TIM compte environ 19 députés fidèles à sa ligne politique. Le Mapar en a environ 27. D’autres élus de la plateforme d’Andry Rajoelina ont déjà rejoint les groupes pro-régime. Quant aux députés du VPM-MMM, ils sont également divisés. Il n’en resterait que cinq qui n’ont pas dévié des directives de Hajo Andrianainarivelo. Si on fait donc le compte, le TIM, le Mapar et le MMM n’ont au total que 51 députés, un nombre qui est encore loin de 76.

Vouée à l’échec. Théoriquement, une éventuelle motion de censure contre l’actuel gouvernement est vouée à l’échec. Pourtant, tout n’est pas fini. La première session ordinaire de l’Assemblée nationale n’est qu’à son début. Le premier ordre du jour ne serait soumis au vote des députés que demain. Des tractations pourraient être menées à l’endroit des députés indépendants qui soufflent toujours le chaud et le froid à Tsimbazaza. Ces élus sans parti politique basculent toujours dans le camp où ils ont de l’intérêt. En tout cas, le premier ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier a fait savoir hier qu’il est prêt à redevenir simple administrateur civil si une motion de censure est votée contre son gouvernement. D’après nos sources, l’Exécutif serait déterminé à engager des gros moyens financiers pour torpiller toute tentative de motion de censure.

R. Eugène

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    Maninona nefa raha mitambatra ianareo antoko mpanohitra, mba ampirimina pour une fois ny hambo, dia miaraka manao mitabe tsy laniny mamba ?? hanoerana ireo mpitondra-antsika efa miariary ny tsy fahaizany mitatana ??

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