Sénat, FES et gouvernement allemand : Lancement du programme de coopération parlementaire

Jacaranda
De gauche à droite, le représentant du gouvernement fédéral allemand, Harald Gerigh, le président du Sénat, Honoré Rakotomanana et le représentant résident de la FES à Madagascar, Marcus Schneider. QFJ/23.05/Midi/Coopération parlementaire.

Le gouvernement fédéral d’Allemagne, représenté par Harald Gerigh, le Sénat malgache, représenté par son président Honoré Rakotomanana et la fondation Friedrich Ebert Stiftung, représentée par Marcus Schneider ont signé, hier au Palais d’Anosikely, le protocole d’accord qui met en relief le programme de coopération parlementaire. Comme l’avait expliqué Marcus Schneider, « c’est un programme de coopération parlementaire qui s’étend jusqu’en fin 2018. Il devrait renforcer le Parlement qui souffre d’un déséquilibre avec l’Exécutif ».

Démocratie parlementaire. Marcus Schneider n’a pas oublié de rappeler les véritables rôles des sénateurs et de citer les défis auxquels la Chambre Haute fait face. «Il faudrait que le parlement soit le haut lieu de la démocratie où se débattent les grandes questions  de la nation », a-t-il soutenu. Et lui de poursuivre qu’«il y a un manque de moyens et un manque de confiance de la part de la population par rapport aux rôles d’un parlementaire et ceux du Sénat. Il y a aussi (ndlr : opere citato) le déséquilibre entre le législatif et l’exécutif ». Et ce, en se référant à la Constitution de la Quatrième République : « Le rôle du Sénat est de contrôler les actions politiques de l’Exécutif, d’après la Constitution. Or nous constatons que les parlementaires n’arrivent pas à suivre le rythme de l’Exécutif ». C’est également dans cette optique que le programme de coopération parlementaire trouve son essence dans la mesure où il vise à « soutenir les parlementaires pour débattre des grandes questions, pour qu’ils ne puissent pas être uniquement une boîte aux lettres où on fait passer des lois », toujours selon le représentant résident de la FES à Madagascar. Quant à Honoré Rakotomanana, il a exhorté les échanges. « Les échanges entre les parlementaires – à travers le système de la navette – favorise la démocratie parlementaire. Nous savons qu’aucune proposition ou projet de loi ne pourrait être voté(e) si les deux chambres ne se trouvent pas sur la même longueur d’ondes. Il ne faut pas non plus oublier qu’un parlement monocaméral ne favorise pas cette démocratie qui devrait exister entre les parlementaires, avec le personnel du Parlement, avec les collectivités locales et avec le peuple », a-t-il enseigné.

Aina Bovel

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