Riana Andriamandavy : Le dossier bloqué en haut lieu

Joint au téléphone hier soir, un haut responsable au niveau de la Brigade des recherches a annoncé que jusqu’ici, le dossier n’a pas encore atterri sur la table des enquêteurs à Fiadanana.

Au statu quo. C’est le moins que l’on puisse dire du dossier de Justice impliquant le vice-président du Sénat Riana Andriamandavy VII. En effet, 49 jours après le Soit-transmis émis à la Brigade des recherches de Fiadanana par le Procureur général près la Cour d’appel, Jacques Randrianasolo, cette affaire ne connaît aucune évolution. Le leader du HVM Fianarantsoa continue de montrer et démontrer son statut d’intouchable. Le week-end dernier, il a assisté au Congrès régional du parti au pouvoir qui s’est tenu à Toliara. Pourtant, dans son Soit-transmis, le PGCA a ordonné aux enquêteurs de la Brigade de recherches de convoquer le sénateur élu sous les couleurs du parti HVM « pour enquête et éventuellement en vue d’un défèrement ». Vers la fin du mois de mai, les enquêteurs ont transféré le dossier auprès du Procureur général près la Cour suprême, « en vue de demander la conduite à tenir », a-t-on expliqué. Une source proche du Syndicat des Magistrats de Madagascar a laissé entendre que le dossier a été transmis auprès du Procureur général près la Cour suprême en vue d’une régularisation. A en croire notre source, depuis ce temps, le dossier Riana Andriamandavy VII est passé entre les mains de nombreux responsables au niveau de la Justice. Il aurait été transmis au bureau du Procureur général près la Cour de cassation, puis au Procureur de la République. Joint au téléphone hier soir, un haut responsable au niveau de la Brigade des recherches a déclaré que le dossier n’a pas encore atterri sur la table des enquêteurs à Fiadanana. « Nous attendons que le dossier revienne chez nous pour pouvoir poursuivre le traitement du dossier », a-t-il soutenu.

Impunité. Quoi qu’il en soit, l’on constate que l’affaire Riana Andriamandavy VII est traitée avec une très grande prudence. Notre source auprès du Syndicat des Magistrats de Madagascar a fait savoir que le dossier est bloqué en haut lieu. On se demande pourquoi les enquêteurs de la Gendarmerie n’ont pas demandé la conduite à tenir auprès des responsables de la Justice lors de l’affaire du sénateur Lylison René de Rolland. Pourtant, contrairement à l’élu MAPAR qui a été condamné à un an d’emprisonnement ferme pour avoir lancé un appel à la ville morte à l’endroit de la population tananarivienne, le sénateur Riana Andriamandavy VII lui, est accusé de menaces de mort par SMS, diffamation, violences et voie de fait, suite à une plainte déposée le 2 mai dernier entre autres, par la présidente du SMM, Fanirisoa Ernaivo. Le Procureur général près la Cour d’Appel, Jacques Randrianasolo a même évoqué un flagrant délit lorsque le vice-président du Sénat a conduit des gros bras pour lancer des jets de pierres et de bouteilles contre le siège du Bureau Indépendant Anti-Corruption à Ambohibao. Jusqu’ici, le vice-président du Sénat continue de bénéficier d’une impunité. Reste à savoir pour combien de temps, car nul n’ignore que la poursuite du traitement de son dossier figure parmi les préalables aux négociations avancés par le Syndicat des magistrats. Histoire à suivre.

Davis R

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