Fonds de campagne 2018 : Protocole d’accord SAMIFIN-CENI contre le blanchiment d’argent

La CENI luttera contre le blanchiment d’argent durant la campagne des présidentielles de 2018.

La CENI va également veiller à ce que l’argent « sale » ne soit pas utilisé pour « acheter » les voix des électeurs durant la campagne des présidentielles de 2018.

Plus l’élection présidentielle de 2018 approche, plus les regards sont focalisés sur la Commission Electorale Nationale Indépendante ou CENI. Ces derniers jours, les gestes et les opérations de cette commission se trouvent sous les feux des projecteurs et suscitent mêmes des polémiques lorsque son président Hery Rakotomanana revendique une indépendance et une autonomie financière pour un organe dont les ressources sont financées par l’Etat et les partenaires techniques et financiers de Madagascar. Avant-hier, Me Hery Rakotomanana a remis au premier ministre des documents où la CENI fait ses propositions quant à son autonomie fonctionnelle et financière. Parmi ces propositions figurent celles qui permettraient à cette commission électorale de déroger à certaines règles de la comptabilité publique dans la gestion de son budget. « Ces dérogations sont déjà prévues par les textes législatifs et règlementaires en vigueur. La CENI ne demande que leur application pour éviter toute lourdeur administrative qui risque d’handicaper les préparatifs électoraux dont certains se déroulent dans des endroits où le respect des procédures normales en matière d’exécution des dépenses est presque devenu impossible », explique le commissaire électoral Thierry Rakotonarivo.

Règlementation et limitation. Par ailleurs, la Commission électorale nationale indépendante, suite aux différents ateliers de concertation avec les parties politiques et des entités de la société civile, a proposé à l’Exécutif la règlementation et la limitation des fonds de campagne des candidats aux futures présidentielles. Des chiffres ont été mêmes proposés dans les documents remis aux différentes Institutions de l’Etat au mois de février. « Ce n’est pas la CENI qui a proposé ces chiffres, mais les représentants des partis politiques et de la société civile qui se sont concertés pour des élections où l’égalité des chances des candidats est la règle », précise Thierry Rakotonarivo. Mais, à bien suivre les démarches jusqu’ici effectuées à Alarobia, on s’achemine vers une lutte contre les blanchiments d’argent durant la campagne électorales des présidentielles de 2018. Cette lutte sera conjointement menée par la CENI et le SAMIFIN (Service de renseignement financier). Un protocole d’accord sera signé entre ces deux entités qui vont déceler des fonds de campagne suspects. Certains politiciens interpellent déjà la CENI pour que cette « lutte contre les blanchiments d’argent » ne soit pas un moyen pour affaiblir les adversaires politiques du « candidat d’Etat ». D’après nos sources, un autre protocole d’accord serait signé entre la CENI et le Bianco, celui-ci pour lutter contre la corruption durant la campagne électorale.

R. Eugène

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Poster un commentaire