Naika Eliane : « Je déteste la malhonnêteté et l’hypocrisie »

Notre invité de ce jour de la rubrique « Qui sont nos hommes politiques ? » est une descendante d’Eve. Il s’agit notamment de Naika Eliane. Deux fois élue Sénatrice et non moins membre du Conseil Supérieur de la Transition (CST) durant la période transitoire, ce natif de la Région Menabe nous a livré une partie de sa vie.

Parlant de son meilleur souvenir, « mes années d’internat au Lycée Jules Ferry pendant lesquelles j’ai eu l’opportunité d’avoir beaucoup d’amies avec qui j’entretiens jusqu’à ce jour de bonnes relations ». En revanche, pour ce qui est de son pire souvenir, l’ancienne sénatrice de déclarer, « mon arrestation musclée en septembre 2009 par la police politique, la FIS suivie de mon incarcération à Manjakandriana avec sept chefs d’inculpations montées de toutes pièces. Malgré le fait que cela fasse partie de mes pires souvenirs, je ne suis pas une personne rancunière. La preuve, je me suis reconciliée avec le Colonel Lylison et lors de l’évacuation sanitaire du Colonel Charles à l’île de la Réunion, au sein du CST, une quête avait été lancée et j’y ai apporté ma contribution. Je tiens à préciser que je pardonne, mais je n’oublie pas ».

Nourrir l’âme. Quant à son plat préféré, elle n’a pas hésité à confier que « c’est le « Balahazoamim-pia » (Du manioc accompagné de poissons), un mets très prisé des Vezo. « Issue d’une famille de pêcheurs originaires d’une petite île dénommée Bosy située au Nord de Morondava, j’avais l’habitude de savourer ce mets typiquement vezo » explique-t-elle. Cette femme disposant d’énormes expériences dans les domaines socioéconomiques a fait savoir également que sa distraction préférée est la lecture. « J’aime lire dès que je me suis libérée de mes occupations pour ma culture personnelle. Je pense que la lecture et les réflexions sont à l’esprit ce que les aliments sont au corps. Je considère la lecture comme quelque chose qui doit nourrir l’âme ». Ce qu’elle déteste dans la vie c’est « la malhonnêteté, l’hypocrisie, l’infidélité et le mensonge. « J’estime que tout cela c’est destructeur et nuisible, à bien d’égards » ; souligne-t-elle. Par contre, elle aime dormir dans un lit propre et bien fait. Un proverbe dit que « comme on fait son lit on se couche ».Avant d’ajouter que « quand on ne prépare pas bien son propre lit, on encourt le risque de passer une mauvaise nuit et pour moi cela est valable pour tout ce que l’on entreprend  au quotidien ».

Recueillis par Dominique R.

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