Lutte contre l’insécurité : Des actions concrètes attendues en 2018


Bmoi

Jacaranda
Une vue partielle des participants au lancement officiel de la mise en œuvre de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS). ( Photo Yvon RAM)

Les bandits de grand chemin et les « Dahalo » font parler d’eux, laissant tristesse et désolation derrière eux. Allant même jusqu’à défier les forces de l’ordre.

L’insécurité ne cesse de gagner du terrain dans le pays que ce soit en milieu urbain qu’en milieu rural. A cet effet, le lancement officiel de la mise en œuvre de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) s’est tenu, hier, au CCI-Ivato. Mais le budget y afférent ne passera à l’Assemblée nationale qu’au mois d’octobre, dénommée session budgétaire, cette seconde réunion annuelle du Parlement, d’après la Constitution, est consacrée principalement à l’adoption de la loi de finances, plus précisément celle de 2018. Dans tous les cas, les gens s’attendent à des actions concrètes en 2018. On dit qu’un an ce n’est rien, mais à l’allure où vont les choses, les gens ne savent plus à quel saint se vouer.

Complexité. Lors de son allocution, le président Hery Rajaonarimampianina a reconnu la complexité du domaine de la sécurité. Et d’enchaîner qu’il a fallu recourir aux consultations régionales et à l’expertise internationale tout en soulignant au passage que les lois afférentes à la Réforme du Secteur de la Sécurité ont été déjà élaborées par le Haut Conseil de la Défense Nationale et que sa planification a été confiée au Premier ministre. En un mot, le chef suprême des forces armées a fait savoir que l’effectif des forces de l’ordre sera revu à la hausse.

Réforme. De son côté, la représentante spéciale de l’Union Africaine à Madagascar a déclaré que « la réforme du secteur de la sécurité requiert un engagement continu, et une volonté ferme de perfectionnement, afin de prendre des mesures politiques parfois dures mais nécessaires pour le bien être de la population ». Elle a terminé son discours en soulignant que « l’Union africaine ne manquera pas d’accompagner toutes les initiatives visant à consolider les acquis démocratiques, l’Etat de droit et la stabilité du pays, en vue des prochaines élections présidentielles et législatives que nous espérons de tous nos vœux, paisibles, transparentes et inclusives ». Une phrase qui en dit long.

Dominique R.

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