Révision de la Constitution. : A la 1re session parlementaire de 2018


Bmoi

Le projet de révision constitutionnelle annoncé par l’Exécutif ne serait pas à l’ordre du jour de la prochaine session parlementaire.

La deuxième session parlementaire de cette année 2017, principalement consacrée à l’adoption de la Loi de Finances 2018, débutera dans cinq jours, plus précisément le mardi 17 octobre. Le rendez-vous s’annonce déjà chargé dans la mesure où environ 14 projets de loi ont déjà atterri à Tsimbazaza et à Anosikely. A ces projets de loi du gouvernement s’ajoutent trois propositions de loi à l’Assemblée nationale. Ces projets de texte dont l’examen va certainement accaparer la plus grande partie du temps des députés et des sénateurs sont prévus être adoptés durant la prochaine session. D’après nos sources, le projet de Loi de Finances initial 2018 ne serait déposé à Tsimbazaza qu’au cours de la deuxième quinzaine du deuxième mois de la session dont la durée ne doit pas dépasser 60 jours selon la Constitution. Et à l’allure où vont les choses, le projet de révision de la Constitution déjà annoncé par l’Exécutif et qui a besoin de l’approbation des ¾ des députés et des sénateurs ne figurerait pas à l’ordre du jour de la session budgétaire de 2017.

Mobilisation. Quoi qu’il en soit, les parlementaires pro-régime s’y préparent déjà. Ils ont déjà reçu les consignes présidentielles de lancer les débats entre eux, de discuter ensemble de la faisabilité de ladite révision. C’est ce qu’on a appris avant-hier à Antanimena lors de la réunion des barons du parti au pouvoir. «On nous a demandé d’en parler entre nous. Par contre, rien ne permet pour le moment d’affirmer que l’examen de cet éventuel projet de révision constitutionnelle sera inclus dans l’ordre du jour de la session qui va incessamment commencer. », a expliqué un sénateur HVM. Et notre interlocuteur de prévenir que ce projet de révision qui toucherait notamment l’article 47 de la Loi fondamentale et qui ferait des « Fokontany » des Collectivités Territoriales Décentralisées comme les communes, les régions et les provinces, ne serait à l’ordre du jour du Parlement qu’à sa première session ordinaire de 2018. Quoi qu’il en soit, les débats sont déjà lancés aussi bien au niveau de la classe politique qu’au sein de la société civile. Les déclarations faites jusqu’ici par le président de la République et les membres du gouvernement ont en général suscité des réactions négatives, notamment sur l’opportunité de la révision.

  1. Eugène

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