Allocation des ressources : « Mettre en place un État régulateur », suggère Johnny Ranaivoarison


Bmoi

Jacaranda

En 2018, les citoyens Malgaches se donneront, en principe, rendez-vous aux urnes pour élire un nouveau président de la République et les représentants au sein de la Chambre basse. En 2018 également seront célébrées les soixante années d’indépendance ou semblant d’indépendance (c’est selon) de Madagascar. Quoi qu’il en soit, le constat est amer pour la Grande Ile dans la mesure où le développement est loin d’être amorcé, l’économie connaît une torpeur chronique et la pauvreté ou la paupérisation (c’est selon toujours) y fait sa loi. Pire, la prise de conscience de tout un chacun reste finement anodine. C’est justement dans cette optique que Johnny Ranaivoarison, économiste et analyste politique attire l’attention. « Nonobstant la multiplication des aides extérieures ces derniers temps dont la facilité élargie de crédits de 307 millions de dollars en 2016 et les fonds accordés par la conférence des bailleurs de 6,4 milliards de dollars, la situation à Madagascar démontre que l’Aide Publique au Développement (ADP) n’a pas d’effets directs sur la qualité de vie de la population », indique-t-il.

État régulateur. Mais il ne s’arrête pas là. « Le mécanisme d’investissements est biaisé suite au détournement des fonds publics, à la corruption généralisée et à l’utilisation inefficace des deniers publics », selon lui. Effectivement, nombreuses ont été les aides attribuées à Madagascar, mais jusqu’à maintenant, force est de reconnaître que le pays est loin de voir le bout du tunnel. Aucun mot sur l’utilisation efficace de ces aides. Pour Johnny Ranaivoarison, la solution n’est autre que la mise en place d’un État régulateur qui « garantit le droit et la liberté des citoyennes et des citoyens dans la réalisation de l’activité collective ». Aussi estime-t-il que « c’est cet État régulateur qui rendra plus performant le mécanisme d’allocation des ressources via la participation citoyenne ». Dans cette mesure, la refondation de l’État revêt un caractère irréversible et requiert notamment l’implication et l’unanimité de tout le peuple. L’appel est de ce fait lancé par ce jeune et non moins porte-parole du parti MMM et les débats sont ouverts.

Aina  Bovel

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