Atelier au Colbert : Vers la mise en place d’un code d’éthique des partis politiques


Bmoi

Jacaranda

« L’éthique et la lutte contre la corruption pour renforcer la démocratie interne des partis politiques et accroître leur crédibilité aux yeux des citoyens ». Tel est le thème de l’atelier organisé hier et aujourd’hui par le Pnud ( Programme des Nations unies pour le Développement) en partenariat avec la fondation Friedrich Ebert Stiftung (FES), le Bianco, le Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI) et le Samifin à l’Hôtel Colbert Antaninarenina. A l’aube des élections de 2018, il est plus qu’indispensable d’instaurer un climat sain qui soit stérile à la corruption sous toutes ses formes. Justement, jusqu’à maintenant, les sources des financements des partis politiques et des propagandes demeurent méconnues nonobstant les dispositions légales y afférentes. Néanmoins, l’on note des imperfections au niveau de ces textes lesquelles amputent la transparence des partis et de leurs activités. A côté, force est de reconnaître les mauvaises pratiques de certains politiciens figés à des calculs nocifs pour le pays. « Il est opportun d’engager des réflexions sur la notion d’éthique en politique et des démarches à faire pour l’adapter à la vision de chaque parti et cela dans l’optique d’élections démocratiques, transparentes et inclusives », a souligné Violette Kakyomia, la représentante résidente du Pnud à Madagascar dans son discours. Mais ce n’est pas tout. La mise en place d’un « code d’éthique et de bonne conduite des acteurs politiques à Madagascar en 2018 » est en gestation selon les explications reçues.

Prise de responsabilités. Toujours dans le cadre de la lutte contre la corruption, le Pnud appelle à la prise de responsabilités des acteurs politiques. « Il est du devoir du gouvernement, des acteurs clés de la vie politique et des parties prenantes à la consolidation de la paix à Madagascar de lutter contre ce phénomène social, politique et économique complexe (…). Jouez un rôle clé dans cette lutte de par vos responsabilités dans la gestion de vos structures respectives et de l’influence que vous possédez vis-à-vis du comportement de vos sympathisants. Vous devez promouvoir le bannissement des comportements contraires à la loi, à l’éthique, mais aussi au jeu équitable et à l’égalité des chances dans lequel s’inscrit le processus électoral », a toujours indiqué Violette Kakyomia. Mais comme l’avait souligné Jean Aimé Raveloson, représentant adjoint de la FES à Madagascar, « la corruption est un choix », alors nonobstant les dispositions légales qui puissent exister, lutter ou non contre la corruption émane de prime abord de tout un chacun. Notons que cet atelier réunit 71 partis politiques.

Aina Bovel

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