Ranesa Firiana : « Je me bats contre l’injustice au sein de la Justice »


Bmoi

Jacaranda

Toutes les cartes ne sont pas encore jouées. Ranesa Firiana attend l’arrêt du Conseil d’Etat sur la requête en annulation au fond qu’il a déposée.

Rejetée. La requête pour sursis à exécution de Ranesa Firiana a été rejetée par le Conseil d’Etat hier lors de l’audience. N’ayant pas communiqué les motifs autour desquels est constitué le rejet, le Conseil d’Etat estime que la requête en elle-même est loin d’être fondée dans la mesure où « elle a été déposée tardivement », c’est-à-dire après l’élection or « elle concerne l’invalidité de la candidature d’un candidat ». Par conséquent, le Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) peut travailler avec l’actuelle composition en attendant l’arrêt du Conseil d’Etat en ce qui concerne la requête en annulation au fond que Ranesa Firiana y a déposée en parallèle. Faut-il rappeler que cette histoire remonte à l’élection des membres du CSM. Parmi les conditions d’éligibilité figure le fait d’avoir accompli huit années de service effectif au sein de la Magistrature. Mais un candidat, avec les initiales R.A. n’aurait pas complété ces huit années. Dans ce cas, la commission électorale au sein du CSM qui apprécie les candidatures et les sélectionne aurait dû ne pas considérer la candidature de R.A. « C’est la raison pour laquelle je me bats en ce moment. Je suis contre l’injustice au sein de la Justice », a soutenu Ranesa Firiana.

Texte flou. Par ailleurs, les imperfections de l’arrêté  n°18624/2017 du 8 Août 2017 ont été mises en exergue par Ranesa Firiana. En effet, ledit arrêté ne précise pas ce qu’il entend par « scrutin en général ». « Quand j’ai su que R.A ne remplissait pas le critère des huit années de services effectifs, j’ai saisi la commission électorale du CSM. Mais celle-ci a indiqué être compétente pour, entre autres, les contestations sur la campagne électorale et le scrutin en général. Chacun en a eu sa propre interprétation. J’ai pensé que la question relative aux candidatures relevait de ce que l’on appelait scrutin en général », a-t-il expliqué. Mais ce n’est pas tout. L’article 23 du même arrêté autorise un candidat, dans un délai de dix jours après la clôture du scrutin, de procéder à des réclamations. « C’est ce que j’ai effectué, mais la commission électorale a répondu que je devrais le faire au moment où la liste des candidatures était sortie », poursuit-il.

Deux poids deux mesures. Dans cette optique, Ranesa Firiana a fait savoir qu’il était loin d’être au courant de la liste des candidatures : « la commission électorale affirme que tous les candidats ont été notifiés des noms retenus. Mais pour ma part, je n’ai reçu qu’une lettre validant ma candidature ». Par ailleurs, Ranesa Firiana pointe du doigt le deux poids deux mesures dans cette affaire. « Au début, deux candidatures ont été rejetées par la commission électorale. Les deux candidats ont été taxés d’être en position de détachement respectivement au niveau de la Présidence et au sein du ministère des Finances et du Budget. Mais R.A. est également en position de détachement qui, de surcroît, n’a pas rempli les huit années de services effectifs », a indiqué Ranesa Firiana. A titre de précision, si un candidat a rempli les huit années de services effectifs au sein des juridictions, dans les ministères ou au sein de l’école et qu’il se trouve en détachement, sa candidature ne devrait poser aucun problème. Dans le cas contraire, sa candidature ne peut être que rejetée. Affaire à suivre.

Aina Bovel

Share This Post

Post Comment