Droits humains : « Des efforts restent à faire », selon la CNIDH


Jacaranda

Beaucoup d’efforts restent à faire en matière de droits humains à Madagascar. En général, c’est le constat alarmant mais moins sidérant de la CNIDH (Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme), hier, lors de la présentation de son rapport d’activités au Carlton Anosy. Nous ne sommes pas sans savoir que durant sa première année d’existence, la CNIDH a largement brillé dans les affaires Clovis Razafimalala et Antsakabary. Pour le premier qui, rappelons-le, est un militant écologiste qui lutte contre le trafic des ressources naturelles du pays – a été condamné à cinq ans de prison avec sursis. En ce qui concerne les infractions perpétrées à Antsakabary, Miray Rabenoro de la CNIDH a indiqué que l’affaire est désormais entre les mains de la Justice. « Bien que le traitement de ce dossier prenne du temps, nous restons vigilants », a-t-elle fait savoir. De surcroît, selon toujours les explications que nous avons reçues, un rapport dressé par la commission renfermant les divers témoignages y afférents a été remis au président de la République, au Premier ministre, aux ministres de la Sécurité Publique et de la Justice, aux deux présidents des deux chambres parlementaires et aux autorités responsables.

Loi du plus fort. Toujours par rapport à la question des droits humains, la journée mondiale y afférente sera célébrée le 10 décembre prochain mais pour Madagascar, leur respect demeure  très problématique. Nonobstant le fait qu’ils soient prévus dans la Constitution et dans les instruments juridiques internationaux, bafouer les droits humains est presque devenu une culture. D’ailleurs, c’est ce qu’a mis en exergue Miray Rabenoro. « La loi du plus fort a tendance à se généraliser dans notre pays », estime-t-elle. Néanmoins, quelques améliorations sont constatées dans la mesure où « les gens qui se sont laissés faire approchent de plus en plus la CNIDH pour porter leurs revendications ». Par ailleurs, la CNIDH remarque également l’implication des personnalités issues des communautés locales au niveau de la direction des mouvements structurés.

Aina Bovel

Share This Post

Post Comment