Mise à jour des listes électorales : Donner plus de latitude aux « Fokontany »


Jacaranda
Banky Foiben'i Madagasikara

Donner plus de latitude aux « Fokontany » au niveau de la confection, de la mise à jour et de la vérification des listes électorales, c’est ce que souhaite vivement l’association « Gasikara Maitso » dont le secrétaire général n’est autre que Roméo Razafindrasata. En effet, et selon le décret n°2009-890 du 2 juillet 2009 fixant l’organisation, le fonctionnement et les attributions des Fokontany, ces derniers demeurent des subordinations administratives, sous tutelle des circonscriptions administratives, en l’occurrence des districts. Par conséquent, et nous ne sommes pas sans savoir qu’ils sont généralement alimentés par l’Etat central, avec les conséquences inhérentes : aucune indépendance ni administrative ni financière. Sur ce point et en rapport avec les élections en général, et les listes électorales en particulier, l’association Gasikara Maitso, avance la proposition selon laquelle chaque « Fokontany » devrait effectuer une assemblée générale pour être à même de booster les sensibilisations relatives à l’inscription sur les listes électorales. « Les sensibilisations font défaut. Ce n’est pas effectif », affirme Roméo Razafindrasata, avant de poursuivre que « c’est seulement à travers cette voie que l’on pourrait sensibiliser au mieux les citoyens ».

Effectivement, selon le même décret, la tenue et la présence aux assemblées générales des « Fokontany » sont bel et bien obligatoires. Sauf qu’actuellement, peu de citoyens s’y intéressent. La plupart y dépêchent des représentants. Faut-il rappeler que la lutte pour l’autonomisation des « Fokontany » ne date pas d’aujourd’hui. La plus connue est celle du défunt Ratsimandrava Richard qui a mis en avant la « doctrine du Fokontany ». Nonobstant la non-réalisation de cette doctrine due à sa mort , les débats y afférents sont loin de tomber aux oubliettes. Et pire, les « Fokontany » sont devenus des leitmotivs de propagande au même titre que la décentralisation.

Aina Bovel


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