Election anticipée du bureau national : La Plateforme des Grands « Sakalava » monte au créneau !


Jacaranda
Banky Foiben'i Madagasikara

 

Félice Adolphe, le président du comité électoral de la PGSM .

« Que les choses soient claires ! Le bureau national du PGSM (ndlr : Plateforme des Grands « Sakalava » de Madagascar), élu à l’issue de l’assemblée générale du 16 septembre 2017, ne termine son mandat que le 6 août 2018 ». Ces propos ne sont autres que ceux de Félice Adolphe, juriste expert électoral et président du comité électoral de la PGSM. En fait, cette dernière fait face à une guerre de leadership dont la source n’est autre que la décision de certains membres de la plateforme de vouloir organiser de nouvelles élections du bureau national. Ce qui est « intolérable » pour l’actuel bureau car relevant  de « l’illégalité ». C’est dans cette optique que la conférence de presse que la PGSM a tenue, dimanche dernier à Tsimbazaza, ainsi que la déclaration y afférente trouvent leur fondement. En effet, d’après les explications reçues, ladite plateforme détient – pour reprendre ses termes – « une grande influence » de sorte que « l’on fomente des manœuvres induisant directement à sa scission ».

Mise en demeure. Au micro, Félice Adolphe met les points sur les « i » avec preuve  à l’appui : « Voici l’attestation délivrée par le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation qui prouve que nous n’avons pas encore terminé notre mandat ». Effectivement, sur cette fameuse  attestation en date du  26 décembre 2017 figure en noir sur blanc qu’ « aucun renouvellement de bureau ni de changement n’a été déclaré auprès de nos services jusqu’à ce jour ». Ce qui fait que le changement des membres du bureau à travers une élection anticipée est tout simplement nul et non avenu. Mais ce n’est pas tout. Le même Félice Adolphe – avec la PGSM – prévient, à travers cette même conférence de presse, que « ceci (ndlr : la conférence de presse) est une mise en demeure » et que « si les frondeurs continuent d’agir de la sorte, la PGSM optera pour une grande bataille juridique ».

La PGSM s’arme de cette attestation pour prouver qu’aucune élection ne pourrait être organisée avant la fin du mandat de l’actuel bureau national.

Recensement. Par ailleurs, la plateforme a fait savoir qu’un recensement des électeurs et des membres de la PGSM  par région est en cours en ce moment. C’est le même comité électoral présidé par Félice Adolphe qui l’organise. Le but, selon toujours les explications reçues, étant de « préparer d’ores et déjà les élections de l’après mandat de l’actuel bureau national pour que celles-ci soient transparentes et acceptées par tous ». Il s’agit donc d’une autre affaire à suivre. Mais d’après les propos de la PGSM, ils ne tolèreront point les actes illégaux et irréguliers qui font obstacle au bon fonctionnement des affaires de la plateforme.

Aina Bovel


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