Actes tribalistes à Toliara. : Silence inquiétant du président de la République

L’unité nationale a été en danger le week-end dernier sans que le président Hery Rajaonarimampianina prenne ses responsabilités en vertu de l’article 45 de la Constitution.

Le président de la République est le garant de l’unité nationale. Ce qui s’est passé à Toliara le week -end dernier laisse penser à ces dispositions de l’alinéa 3 de l’article 45 de la Constitution de la Quatrième République. En marge du passage dans la Cité du Soleil de l’ancien président Marc Ravalomanana, des groupes de jeunes et des « mercenaires » ont brandi des affichettes hostiles à la visite de ce dernier, qui a été pourtant accueilli massivement par ses partisans locaux. On lisait sur ces affichettes : « Ravalo, molia ! » (traduction : Ravalo, rentre chez toi). Pour bon nombre d’observateurs, ces inscriptions sentent le tribalisme. Pour ces groupes de jeunes acquis à la cause du régime en place, le malgache Marc Ravalomanana n’a pas le droit de mettre les pieds à Toliara qui est pourtant une portion du territoire national comme Mahajanga ou Tamatave. Peut-on imaginer que des gens d’Antananarivo refoulent à l’aéroport d’Ivato un membre du gouvernement originaire de la Cité du Soleil qui veut rejoindre son bureau à Ampandrianomby ? Le silence du président de la République inquiète devant les actes tribalistes dont un ancien président  de la République a été victime le week-end dernier à Toliara.

Forces armées au service d’une cause politique. Un autre aspect scandaleux de ce qui s’est passé dans la Cité du Soleil était l’instrumentalisation des forces armées dans l’objectif d’opprimer les adversaires politiques du régime. A Toliara samedi et dimanche derniers, des éléments en treillis armées jusqu’aux dents ont fait irruption dans une enceinte privée close pour réprimer un rassemblement programmé par le président national du TIM pour ses partisans locaux. Ces éléments armés ont confisqué manu militari les matériels de sonorisation déjà installés dans l’enceinte du Magro. Les hauts responsables des forces armées dont le ministre de la Défense Nationale, le ministre de la Sécurité Intérieure et le secrétaire d’Etat chargé de la Gendarmerie se taisent devant cette situation qui discrédite l’image de nos forces armées. En tout cas, à l’allure où vont les choses, il y aura en 2018 des candidats présidentiels qui ne seront pas autorisés à mener campagne dans certaines régions de Madagascar. Alors que le territoire national est composé de plus de 1500 communes, de 119 districts, de 22 régions et de 6 provinces.

  1. Eugène
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