Affaire Houcine Arfa : 3 agents pénitentiaires comme boucs émissaires

Pour l’heure, la minisitre Rasolo Elise Alexandrine ne s’est pas encore prononcée sur les accusations lancées à son encontre.

Rebondissement inattendu dans l’affaire Houcine Arfa. Contre toute attente, les syndicats des agents pénitentiaires sont sortis de leur silence et font désormais pression sur la ministre de la Justice et les responsables au niveau du ministère. Au cours d’un point de presse qui s’est tenu hier à Antanimora, les agents pénitentiaires réclament la libération de leurs trois collègues placés sous mandat de dépôt à Tsiafahy suite à cette affaire. Soupçonnés de complicité dans l’évasion de ce ressortissant français inculpé d’avoir préparé un attentat contre le président Hery Rajaonarimampianina, trois gardes pénitentiaires sont incarcérés à Tsiafahy depuis le 4 janvier dernier. Pour leurs collègues, membres des syndicats SPAPM et SNIAP, « les trois agents pénitentiaires ne sont que de simples boucs émissaires dans cette affaire ». « Ils n’ont fait que suivre les ordres », a-t-on martelé, tout en se défendant de révéler de qui venaient les ordres.

Liberté provisoire. En tout cas, pour les leaders syndicaux, leurs collègues ont été victimes d’une attaque survenue entre Ambohitrarahaba et Ampasampito alors qu’ils étaient en service dans la nuit du 28 décembre 2017. Le prisonnier aurait profité de cette attaque pour prendre la fuite. Les leaders du SPAPM et du SNIAP estiment en effet que leurs collègues étaient victimes du manque, voire l’inexistence de matériels et d’équipements au sein de leur Corps, entre autres, voiture, téléphones cellulaires, armes… Aussi, les syndicalistes de l’Administration pénitentiaire lancent un appel à l’endroit du ministère de la Justice afin d’accorder une liberté provisoire à leurs trois collègues. « Leur adresse respective étant connue, il leur sera impossible de prendre la fuite et de disparaître », a-t-on indiqué. Les agents pénitentiaires n’ont également pas manqué de rappeler que Tsiafahy est une prison réservée uniquement aux détenus qui ont déjà fait l’objet d’un jugement définitif. Nul n’ignore pourtant que nombreux sont les simples citoyens qui passent un long séjour en prison en attendant leur procès. Pour ce qui est de l’affaire Houcine Arfa, le SPAPM et le SNIAP sont en train de mettre la pression sur la ministre de la Justice. Cette dernière est accusée par le prisonnier évadé d’avoir touché un pot de vin de 70.000 Euros pour lui permettre d’échapper à la Justice malgache et de quitter le pays. Pour l’heure, Rasolo Elise Alexandrine n’a pas encore réagi à cette accusation grave lancée à son encontre. On attend également sa réaction par rapport à cette revendication des agents pénitentiaires. A suivre.

Davis R

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