Bâtiment ex-Romanor : Démolition manu militari


Descente des « Zanak’i Dada »hier, à Ankorondrano. (Photo Kelly)

Avec la démolition de la propriété « Soa », ex-Romanor, des attroupements ont été observés du côté d’Ankorondrano, hier. Démolition manu militari. Des curieux, mais surtout des « Zanak’i Dada » ont rallié le lieu, mais la propriété a été fortement gardée par les forces de l’ordre. Par ailleurs, des tôles et des fers ronds se trouvant à l’intérieur de la propriété ont été enlevés pour être placés en dehors de l’enceinte. Sur cette affaire, le bras de fer continue entre les partisans de Marc Ravalomanana et le pouvoir central. Une connotation politique même si certains disent que cela n’a rien à voir. Selon le général Joseph Ramiaramanana, ladite propriété appartient à l’Etat malgache, en arguant que ce dernier est détenteur du certificat juridique. Ce Coordonnateur Général du Suivi des Projets Présidentiels de se demander d’ailleurs « où en est le permis de construire ? », concernant notamment les travaux en cours dans cette propriété.

Certificat juridique. En outre, l’ancien PDS d’Antananarivo ne cesse de brandir l’arrêté ministériel n°2379/2018 en date du 5 février 2018 du ministre auprès de la Présidence en charge des projets présidentiels ordonnant la démolition de la construction illicite faite par Rakotomanga Jean-Marie sur la propriété dite « Soa » TN°61.284-A sise à Ankorondrano, appartenant à l’Etat malgache et le scellage du chantier sur ladite propriété. Certificat juridique à l’appui. En effet, « le conservateur de la propriété foncière à Antananarivo certifie que la propriété dite « Soa » TN°61.284-A (Ex TN°25.785-A), sise à Ankorondrano, Antananarivo III, d’une contenance de trente et un ares quinze centiares, appartient d’après le livre foncier à l’Etat malgache. Il certifie, en outre, que jusqu’à ce jour exclusivement ladite propriété n’est grevée d’aucune charge ni d’aucun droit réel immobilier », et ce, en date du 12 janvier 2018.

Décision. De son côté, les partisans de Marc Ravalomanana persistent et signent que la décision du conseil d’Etat est irrévocable. Un verdict suivant l’arrêt n°102/CEP du 25 octobre 2017 annulant l’arrêté n°30.539/2011 du 17 octobre 2011 pris par le ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Décentralisation de l’acte de vente entre l’Etat malgache et le requérant sur la propriété « Tana Lait ». Ils estiment, en outre, que l’on a procédé à une réhabilitation voulant ainsi faire savoir que cela ne nécessite pas un permis de construire. Notons que les députés Félix Randriamandimbisoa et Hanitra Razafimanantsoa ont fait des descentes sur les lieux pour constater de visu la réalité. Faut-il souligner que cette dernière a souligné qu’une requête sera déposée incessamment auprès du conseil d’Etat pour l’annulation de l’arrêté ministériel ordonnant la démolition de la construction sur la propriété dite « Soa ». Visiblement la tension monte entre les tenants du pouvoir et les « Zanak’i Dada », ces derniers temps. En effet, le cas de la propriété « Soa » sise à Ankorondrano n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Dominique R.

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