Code électoral : Rentrée politique ce jour pour la Coalition d’opposition


Jacaranda
Ces dirigeants politiques et de la société civile sont prêts à aller jusqu’au bout de leur engagement pour des élections libres, démocratiques, inclusives et transparentes.

Une trentaine de partis politiques regroupés au sein d’une coalition d’obédience d’opposition vont faire leur rentrée politique cet après-midi.

Fin de la trêve pour le Comité de Vigilance Démocratique pour les Elections ou CVDE. En effet, les partis politiques et les entités de la société civile membres de ce comité vont se retrouver cet après-midi au Carlton à Anosy pour une présentation de vœux du Nouvel An 2018. Il s’agit pour le TIM, le Mapar, le MMM, le Teza, l’AVI, le PSD… de marquer leur rentrée politique pour cette année électorale 2018. Le 26 novembre 2017, une trentaine de partis politiques et d’entités de la société civile ont signé un accord dans lequel ils s’entendent et s’engagent à lutter contre toute manipulation politique dans le processus d’élaboration des nouvelles lois électorales. Dans cet accord, ces formations politiques d’opposition et ces entités de la société civile qui ont été consultées par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) au début du processus, revendiquent la transparence et un dialogue franc entre les parties prenantes aux élections. Ils exigent que leurs propositions soient prises en compte dans l’élaboration des projets de loi organique qui vont régir les futures élections.

Deux sessions extraordinaires. Force est de constater que les projets de loi organique sur le régime général des élections et le référendum, l’élection du président de la République ainsi que l’élection des députés à l’Assemblée nationale se trouvent actuellement bloqués au niveau du gouvernement. Et ce après avoir fait l’objet des consultations auprès des différentes entités concernées. On n’attend en ce moment que leur adoption au Parlement. La tenue d’une session extraordinaire a été déjà évoquée, mais rien n’est déterminé jusqu’ici. Or, d’après des explications recueillies à l’Assemblée nationale, une seule session extraordinaire ne suffira pas pour le vote de ces projets de loi organique. D’après la Constitution, un projet de loi organique ne peut être examiné qu’au-delà du délai de 15 jours à partir de son dépôt à l’Assemblée nationale. Et puisqu’une session extraordinaire ne peut excéder 12 jours, il faudra donc deux sessions extraordinaires pour l’adoption de ces projets de loi organique sur les élections.

R. Eugène

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