Débat sur les lois électorales : « Sakoroka » à Tsimbazaza



Jacaranda

Les agissements de certains parlementaires ne sont pas du tout dignes des représentants du peuple.

La tension monte d’un cran du côté de l’Assemblée nationale dans le cadre du processus d’adoption des lois organiques sur la Présidentielle et les législatives. La séance d’imprégnation prévue hier avec les membres du gouvernement s’est soldée par un « sakoroka » général. L’hémicycle était en effervescence, pourtant si l’on se réfère à l’ordre du jour, l’adoption des textes sur les élections n’aura lieu que le mardi 20 mars prochain. La présence à Tsimbazaza de tous les membres du gouvernement était à l’origine du désaccord. Conformément au règlement intérieur de la Chambre basse, les commissions plénières devraient se dérouler à huis clos. Lors des débats en commissions, il a été décidé que seuls le Premier ministre et non moins ministre de l’Intérieur, Olivier Mahafaly Solonandrasana et la ministre de la Justice, Rasolo Elise Alexandrine, sont invités à faire face aux parlementaires. Les députés élus sous la bannière du MAPAR et ceux du TIM sont ainsi montés au créneau pour dénoncer « un micmac du gouvernement et des parlementaires pro-régime ». A leur tour, ces députés ont ouvert la porte de l’hémicycle pour que les journalistes présents sur le lieu puissent eux aussi assister aux débats. Les Christine Razanamahasoa, Tinoka Roberto, Djaosera Irénée, Volahaingo Marie Thérèse, Jocelyne Rahelihanta et consorts estiment que la transparence est de mise dans la mesure où les textes sur les élections concernent l’ensemble de la population.

Irruption. Le ton est monté d’un cran entre députés. Le Vice-président de l’Assemblée nationale élu dans la Province d’Antsiranana, Mahazoasy Freddie qui a dirigé la séance à la place du président Jean Max Rakotomamonjy parti en mission à l’extérieur, semblait être dépassé par les évènements. L’intervention des éléments des forces de l’ordre qui ont fait irruption dans la salle de séances, à la demande du député Behavana Raveloarivonjy (Zoky Vonjy), n’a fait qu’attiser la tension. C’était insuffisante pour apaiser la colère des uns et des autres. Quoiqu’il en soit, ce qui s’est passé hier à Tsimbazaza, ternit davantage l’image de la Chambre basse déjà entachée par des soupçons de corruption. Les agissements de certains parlementaires ne sont pas du tout dignes des députés de Madagascar. A l’exemple de la députée d’Isandra, Rabetafika Roberthine qui a traité les journalistes présents à l’hémicycle de « puer des aisselles ». Pour calmer la situation, la séance a été suspendue et n’a repris que vers 16 heures. Cette fois-ci, les journalistes ont été autorisés à assister à la présentation du gouvernement dirigée par le Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana. Ce jour, ce sera au tour des membres de la Société civile d’apporter leurs points de vue sur les lois électorales face aux députés.

Davis R

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2 Comments - Write a Comment

  1. La dame ne sait pas ce que c’est un député !!! c’est la démocratie post transition, la gabégie , la loi de la jungle !!

  2. C’est la honte ce qui se passe à l’Assemblée Nationale ! Ceci n’est autre que «La démocratie du désordre » exactement comme cela s’est produit durant l’inutile « TRANSITION »

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