Assemblée nationale : Riposte des députés pro-régime

Des députés issus de la majorité ont fustigé hier le comportement de leurs pairs de l’opposition.

Des députés pro-régime sont montés à leur tour au créneau après la déclaration de leurs pairs du Tim et du Mapar qui ont brandi le spectre d’une nouvelle crise au cas où les projets de lois organiques relatives aux élections venaient à être adoptés sans leurs amendements.

« Ce sont des menaces et pressions indirectes sur les autres députés qui ne partagent pas leur position. C’est de la provocation pure et simple », estiment les Masy Goulamaly, Angèle Solange, Raveloarivonjy Behavana dit « Zoky Vonjy », Charles Randriamahefa et autres, en marge de la cérémonie de clôture de la session extraordinaire à Tsimbazaza. Ces députés de la majorité de suspecter même ceux de l’opposition de « vouloir semer la zizanie et fomenter des troubles dans le pays en déclarant urbi et orbi qu’ils n’accepteront pas les lois électorales votées à l’Assemblée nationale si ce n’est pas leur version. A ce rythme, ils pourraient contester également les résultats de la présidentielle si ce n’est pas leur candidat qui est élu ».

Elections. « Qui sont les Malgaches qui pourraient descendre dans la rue et provoquer des « rotaka » que ces lois électorales soient ou ne soient pas adoptées », s’interrogent les élus inféodés au pouvoir. Avant d’ajouter dans la foulée « combien de citoyens connaissent ces trois projets de lois organiques qui portent respectivement sur le régime général des élections et des référendums ; l’élection du président de la République ; et les législatives ? » De l’avis de Masy Goulamaly et consorts, « le souci du peuple, c’est la tenue cette année d’élections dans le calme et en toute transparence ». Et de poser de nouveau la question de savoir « qui va entraîner pareils troubles ? »

Démocratie. « Les « solombavambahoaka » ont pour rôle de représenter le peuple, de parler et de voter ces lois électorales en son nom », expliquent les élus susnommés qui ont tenu à riposter contre la déclaration de leurs collègues du Tim et du Mapar. « Madagascar est un Etat de droit où règne la démocratie. Cette dernière veut que ce qui est adopté au niveau de l’Assemblée nationale ne soit pas remis en cause. Où va le pays avec le comportement de ce groupe de députés ? Il n’y a pas de démocratie sans respect du vote de la majorité ». Les élus majoritaires dans les travées de la Chambre basse se demandent « si ce sont les grandes gueules qui font la loi ». Au propre comme au figuré.

Propos recueillis par R.O

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