Dépenses électorales : « Toujours aucune subvention de la part de l’Etat », selon la société civile

Jacaranda

Les lois électorales continuent d’alimenter les débats. En effet, outre les recommandations ou réclamations (c’est selon) avancées par la société civile, l’opinion publique ou les politiciens, les parlementaires demeurent récalcitrants jusqu’à présent. A titre d’illustration, la transparence au niveau des sources de financements, des activités de campagnes électorales, ou des campagnes électorales tout simplement, n’est toujours pas au rendez-vous. Les origines restent ou peuvent rester secrètes, car les textes normatifs n’exigent pas à ce que les intéressés les divulguent. Les organisations de la société civile, en l’occurrence, celles qui sont regroupées dans le mouvement Rohy, ont déjà tiré la sonnette d’alarme et continuent de le faire jusqu’à ce que les questions y afférentes soient encadrées légalement. De surcroît, les fonds secrets cachent et favorisent souvent et généralement la corruption.  Pour ce mouvement, cela peut se traduire par « des arrangements entre le candidat pour obtenir des financements d’origine inconnue ou des ressources en nature (voitures, …) avec comme contrepartie future, des avantages économiques (au niveau des marchés publics, exonération élevée d’impôts, non-paiement des droits de douane) qui ouvrent droit à une concurrence déloyale ».

Subventions de l’Etat. Par ailleurs, le principe électoral de l’égalité de chances des candidats ne pourrait pas être respecté une fois de plus et comme toujours, compte tenu de l’inégalité justement des moyens dont dispose chacun des candidats. Pire ! C’est toléré par les futures lois électorales. En effet, ce n’est pas tous les candidats patriotes à l’élection présidentielle ayant des projets aguichants et positifs pour Madagascar qui sont en mesure de s’acquitter de la caution de 50 millions d’Ariary. Ce n’est pas tous les candidats qui peuvent avoir les meilleurs moyens de réaliser une meilleure campagne électorale, c’est-à-dire développer point par point les idées et les stratégies à adopter pour amorcer le développement de Madagascar. Ce ne sont pas tous les candidats qui peuventpayer des artistes lors des campagnes, juste pour « marquer le coup ». Et la liste est loin d’être exhaustive. Dans cette même optique d’idée, pour le mouvement Rohy, un désespoir a vu le jour dans la mesure où le texte relatif au régime général des élections n’impose pas du tout à l’Etat de subventionner les candidats à titre de participation électorale. Le but étant de préserver l’égalité de chances des candidats. A suivre.

Aina Bovel  

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