Lettre de mise en demeure : Rolly Mercia ressort sa plume contre la presse privée

Jacaranda
Rolly Mercia du temps où il dénonçait le musellement de la presse.

Le journalisme mène à tout à condition d’en sortir. Cette citation de Jules Janin s’applique à Rolly Mercia qui est sorti du journalisme pour redevenir le ministre Rahajason Harry Laurent.

En sa qualité de ministre de la Communication, il vient d’adresser une « lettre de mise en demeure face aux délits de presse perpétrés par des médias privés (audiovisuels et écrits)». Sans citer nommément ces derniers alors qu’une lettre de mise en demeure doit, entre autres éléments, comporter obligatoirement le nom, prénom ou raison sociale du destinataire pour pouvoir être recevable devant un tribunal.

Etape. En effet, depuis la Transition, il est coutumier du fait de brandir « les dispositions des textes en vigueur qui prévoient des peines d’amende et d’emprisonnement se rapportant à ces délits de presse ». Etant entendu, estime-t-il, que « tous les acteurs de la presse privée mentionnée supra, sont censés connaître et maîtriser au bout de leurs doigts lesdites dispositions ». Et de signifier que « cela va inexorablement déboucher vers la saisine de la Justice en cas d’inobservation du rappel à l’ordre préconisé par la présente lettre de mise en demeure ». Un mélange des genres de la part du ministre car une lettre de mise en demeure est juridiquement l’étape qui suit une série de relances, de rappels à l’ordre.

Obligations.  L’ancien journaliste ou actuel ministre (c’est selon)  veut sans doute aussi dire que ces lois doivent être connues sur le bout des doigts (nuance avec au bout de leurs doigts) par la presse privée. Comme si la question ne se pose pas pour les médias publics et parapublics pour ne pas dire pseudo-privés, qui sont pourtant soumis aux mêmes obligations et normes juridiques que leurs collègues du privé qui fait l’objet, c’est le cas de le dire, d’une lettre de mise en demeure collective, quand bien même elle viserait tout particulièrement certaine catégorie de presse privée. Et ce, en lisant entre les lignes la lettre de mise en demeure dont le style ressemble moins à un document officiel qu’à un article de presse pour lequel point n’est de ciller pour reconnaître la plume de notre ancien collègue Rolly Mercia qui est sorti de nouveau du journalisme pour  redevenir ministre, en attendant de revenir tôt ou tard dans le monde de la presse car la politique ne mène à rien à condition de ne pas en sortir.

R. O

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2 Comments - Write a Comment

  1. Non! Mais! Pour un peu, je dirai qu’ils sont tous « voan’ny ody »? faire partie du gouvernement fait-il donc perdre toute notion de valeur?
    Moi, ça m’écoeure de voir et d’entendre les versions de ces presses publiques et pseudo-privées. Au moins, si ils ne penvent pas dire toute la vérité, qu’ils ne mentent pas! Où est passé leur honneur! Pfff

  2. Et le style de son français est … vraiment très typé « journaliste gasy » !!!
    Ne parlons d’ailleurs plus d’aisselles, inutile, cela se sent à des kilomètres.

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