Atelier sur la refondation de la Nation : Vers la mise en place de nouvelles structures étatiques !

Outre l’évènement du 21 avril, les yeux sont également rivés sur l’atelier national sur la refondation totale de la Nation à Fianarantsoa qui accouchera d’une résolution.

Deux jours de réflexion sur la refondation totale de la nation à Fianarantsoa. Une lueur d’espoir pour la population malgache qui semble désemparée face à la situation chaotique dans laquelle se trouve le pays. Une lueur d’espoir qui, espérons-le, ne se réduira pas à un simple long palabre stérile.

Assainir, épurer, réformer, refonder. Le champ lexical est loin d’être exhaustif quand il s’agit d’amorcer ou de concrétiser (enfin) la refondation totale de la Nation. Une initiative qui tend à s’accomplir avec l’atelier national organisé par le K3F (Komitin’ny Fahamarinana – Fandriam-pahalemana – Fiadanana) de l’Eglise Catholique à Fianarantsoa. Pendant deux jours (hier et aujourd’hui), politiciens de tous bords mis à part ceux du HVM, société civile, hommes d’église, économistes et d’innombrables citoyens se sont donné rendez-vous au collège Saint-François Xavier Fianarantsoa pour « trouver une issue » à l’impasse qui bloque Madagascar. Trouver une issue car le « fanarenam-pirenena tena izy », le thème de l’atelier, impose à ce que « de nouvelles pratiques essentiellement politiques et économiques, soient désormais appliquées ».

Empêchement avorté. D’après les informations qui ont été communiquées, l’atelier national a été interdit par la Préfecture de Fianarantsoa car selon elle « le K3F ne connaîtrait aucune existence légale ». En parallèle, une autre source indique que « c’est le président du Sénat et non moins secrétaire général du parti HVM, Rivo Rakotovao, qui aurait téléphoné le Préfet, la veille de la cérémonie d’ouverture, pour empêcher la tenue de l’atelier ». Mais après une intervention d’un haut responsable de cet atelier auprès de la Présidence, il a pu se tenir. Néanmoins, les forces de l’ordre ont investi les lieux durant la journée d’hier, toujours selon  notre source. A Fianarantsoa comme à Antananarivo, et bien comme dans les autres régions, la mobilisation des préfectures est devenue le modus operandi préféré du régime. Un verrouillage des places publiques ou enceintes fermées traduisant, tout simplement, une certaine crainte de la part des ténors.

Travaux de commissions. Au nombre de 800, les participants à cet atelier ont été répartis en dix commissions et se sont focalisés durant la matinée d’hier sur les améliorations à apporter en terme de « vérité », et sur « la sécurité » durant l’après-midi. Aujourd’hui, ou ce matin, plus précisément, les commissions se penchent sur la question de la paix. D’après le maître de la cérémonie d’hier, qui a fortement insisté à ce que la présidence des commissions ne revienne pas aux politiciens, l’atelier en question n’est pas purement politique mais plutôt axé sur l’économie et la sécurité. Néanmoins, il faudrait signaler que cela impactera toujours sur la politique que l’on veuille ou non.

Résolution. A l’issue, donc, de ces deux jours de réflexion sur la véritable refondation de la nation, une résolution sera mise sur pied. Bien évidemment, nous ne sommes pas en mesure de connaître pour le moment, ni l’ossature ni la stratégie à adopter et encore moins le moment où elle deviendra effective. Il n’y a que des questionnements qui demeurent : comment vont-ils concrétiser cette résolution ? S’agit-il d’une nouvelle feuille de route ou d’une charte qui va régir les partis politiques et toutes les forces vives de la nation durant les élections ? Ou bien  d’une transition en gestation ? D’après notre source, « la décision finale appartiendra aux participants ». A suivre.

Aina Bovel

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  1. espérons que grâce HVM idées Madagascar va se développer!

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