Accord politique : Réunion décisive ce jour à Ivandry

Jacaranda

Le deuxième round des rencontres qui s’inscrivent dans le cadre de la médiation du CFM a lieu ce matin à la Nonciature à Ivandry. Le premier s’est tenu vendredi dernier. « Tout sera discuté demain (NDLR : aujourd’hui) à Ivandry. Le résultat de la rencontre sera soumis à la rencontre au sommet qui se déroulera entre les chefs de file des mouvances politiques concernées. », s’est contenté de souligner hier Maka Alphonse, président du Conseil du Fampihavanana Malagasy. Lors de la rencontre de vendredi dernier, Marc Ravalomanana a été représenté par le secrétaire général du TIM Olivier Donat Andriamahefamparany et l’ancien ministre Rolland Ravatomanga. Andry Rajoelina a mandaté l’ancien ministre Augustin Andriamananoro et Pierre Houlder. Hery Rajaonarimampianina a envoyé le président du Sénat Rivo Rakotovao et le ministre Maharante Jean De Dieu. Tandis que Didier Ratsiraka a eu comme représentants sa fille Annick et le secrétaire national de l’Arema Simon Pierre. « C’est aux chefs de file de maintenir ou non la composition de leur délégation pour la rencontre de demain (NDLR : aujourd’hui). », a précisé Maka Alphonse.

Ultimatum. Parallèlement à cette médiation pilotée par le CFM, la pression populaire s’accentue sur la Place du 13 Mai. Les 73 députés pour le changement durcissent le ton. Hier, ces élus ont lancé un ultimatum, non seulement à l’endroit de la HCC qui tarde à statuer sur la requête aux fins de déchéance du président de la République, mais également à l’encontre de ce dernier qui a fait le forcing en promulguant les lois électorales dont de nombreuses importantes dispositions ont été déclarées non conformes à la Constitution. L’élu Tinoka Roberto a averti hier sur la Place du 13 Mai que, si la HCC ne se prononce pas avant jeudi, les 73 députés pour le changement et leurs partisans vont passer à l’ « action ». A bien suivre le raisonnement de cet élu de Sakaraha, le jeu sera fait cette semaine. Bref, la semaine en cours s’annonce décisive. Le CFM et les parties antagonistes sont condamnés à trouver un accord politique pour éviter tout changement anticonstitutionnel.

R. Eugène

Share This Post

One Comment - Write a Comment

  1. Qu’est-ce-que Ratsiraka et l’AREMA ont à voir avec la crise actuelle et les négociations y afférentes? Le CFM a-t-il bien saisi la question pour « vouloir apporter » une solution de Fihavanana ? Il ne veut même pas savoir qu’ il s’agit de la révolte d’un peuple excédé contre un Régime qui ne veut rien entendre à ses malheurs ? A se demander si l’institution du CFM a été nécessaire, voir même s’il a été Utile.

Post Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.