Conseil d’Etat : Enième gifle contre le régime Rajaonarimampianina



Jacaranda

Les deux policiers membres du Syndicat des inspecteurs, brigadiers et agents de Police ont obtenu gain de cause suite à la demande de sursis à exécution de leur affectation disciplinaire.

Comme prévu, l’audience au niveau du Conseil d’Etat concernant la requête aux fins de sursis à exécution contre la décision d’affectation de deux policiers membres du Syndicat des inspecteurs, brigadiers et agents de Police s’est tenue hier. Comme il fallait s’y attendre, le régime Rajaonarimampianina a encore été battu. Le Conseil d’Etat a suspendu l’affectation d’un Inspecteur et d’un Sous-brigadier de Police. Le premier affecté à Ambatolampy tandis que le second a été mis à disposition au niveau de la Direction Générale de la Police nationale. Les deux policiers étaient présents lorsque leur syndicat a interpellé leurs supérieurs par rapport à l’instrumentalisation des forces de l’ordre au profit des tenants du pouvoir. Bon nombre d’observateurs considèrent le verdict d’hier comme une énième gifle cinglante à l’encontre du « Hery Vaovao ho an’i Madagasikara ». Pas plus tard que le 12 mars dernier, le Conseil d’Etat a déclaré nul et de nul effet le décret d’abrogation de la nomination du Procureur Général près la Cour Suprême, Ranary Robertson Rakotonavalona pris lors du Conseil des ministres du 27 février. Et ce, suite à une requête en annulation et une requête aux fins de sursis à exécution déposées mi-mars par les avocats de l’intéressé. Suite à cette décision du Conseil d’Etat, le PGCS a été rétabli à ses fonctions.

Menaces. Le 29 mars, le maire de la Commune Urbaine de Mahajanga, élu sous les couleurs du MAPAR, Mokhtar Salim Andriantomanga, a également obtenu gain de cause pour la bataille judiciaire qu’il a engagée contre l’Etat malgache représenté par le Préfet de Police de la Cité des fleurs, lors du déplacement raté de l’ancien président de la Transition Andry Rajoelina dans cette localité. Pour revenir à ce qui s’est passé hier à Anosy, deux policiers et un employé du Parc Botanique et Zoologique de Tsimbazaza ont bénéficié d’un sursis à exécution par rapport à leur affectation. Comme il fallait s’y attendre, ils ont été soutenus par les syndicalistes membres de la Solidarité Syndicale de Madagascar (SSM). D’ailleurs, la SSM a annoncé qu’une requête en annulation sera déposée incessamment. Fanirisoa Ernaivo, présidente du Syndicat des Magistrats de Madagascar a lancé un appel à l’endroit des hauts responsables des Ministères afin de cesser les menaces et intimidations contre les fonctionnaires.

Davis R


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