Conjoncture politique : Des universitaires montent au créneau



Jacaranda
Le Pr Ranjeva Raymond et consorts devant la presse hier à Ankatso.

D’illustres universitaires ont fait savoir qu’ils sont prêts à prendre leurs responsabilités.

Ils ont mis fin à leur silence, et ils ont tenu, hier, une conférence de presse pour faire entendre leur voix. Ils, ce sont Fotomanantena Dina  Jeanne (ancien recteur de l’Université de Toliara), Mara Edouard Remanevy (Directeur de l’Institut Halieutique et des Sciences marines et ancien recteur de l’Université de Toliara), Raharinarivonirina Alisaona (ancien recteur de l’Université de Madagascar), Rakotomaria Etienne (ancien ministre de l’Enseignement supérieur), Ramanoelina Panja (Président de l’Université d’Antananarivo), Rambeloson Rapiera Jeannine (ancien Doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, agrégée de Lettres Modernes), Ranjeva Raymond (Président de l’Académie Malagasy) et Ravelomanana Mamy (Agrégé de Sciences économiques). « Le pouvoir intellectuel est un pouvoir politique. », ont-ils martelé devant la presse hier à Ankatso. Pour ces universitaires qui ont choisi de monter au créneau au moment où le Premier ministre de consensus Ntsay Christian s’attelle à la formation de son gouvernement, il faut des hommes, ou des femmes qu’il faut à la place qu’il faut.

« Tsy miamboho adidy izahay ». Ces anciens ministres et recteurs des Universités ont fait savoir hier qu’ils sont prêts à prendre leurs responsabilités devant la situation que vit le pays actuellement. « Tsy miamboho adidy izahay. », ont-ils déclaré. « Nous osons affirmer que notre pays n’est pas pauvre. La mauvaise gouvernance et la mauvaise répartition des richesses sont à l’origine de la pauvreté du peuple malgache. », ont-ils constaté. Avant de rajouter : « Il faut des compétences, des expériences et de la dignité pour redresser la situation. » Pour ces intellectuels universitaires, on ne peut y avoir un Etat fort, puissant et démocratique sans la collaboration entre la masse populaire et les intellectuels ou les transmetteurs de savoirs. « Il est temps que les intellectuels jouent le rôle de levier pour le redressement du pays. », ont indiqué le Pr Ranjeva Raymond et consorts hier à Ankatso. Bref, ils ont fait entendre leur voix hier, probablement à l’endroit du nouveau Premier ministre Ntsay Christian. D’ailleurs, le Pr Ranjeva Raymond a été présent hier au Palais de Mahazoarivo lors de la passation de service entre le nouveau locataire et son prédécesseur Mahafaly Solonandrasana Olivier.

Maîtres et élèves. Les élèves dépassent les maîtres. Ce dicton semble pourtant résumer les réalités dans les gouvernements successifs. Les universitaires et les transmetteurs de savoirs ne voulaient pas ou n’avaient pas la chance d’intégrer les gouvernements. Ce sont toujours les gens qu’ils ont formés, qui ont toujours gouverné le pays. Leurs compétences sont limitées dans les domaines où ils sont affectés, mais c’est leurs couleurs politiques qui ont primé. Actuellement, les transmetteurs de savoirs montent au créneau. Seront-ils écoutés par le nouveau chef du gouvernement qui fait partie de ces intellectuels qui n’ont pas été contaminés par le virus de la politique politicienne.

R. Eugène

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