Développement local : Vers la territorialisation des ODD !



Jacaranda
L’OIF, dans le cadre de la réalisation des ODD, souhaite expérimenter le Profadel (Projet Francophone d’Appui au Développement Local) déjà mis à l’épreuve au Burkina Faso et au Togo. (Photo : Kelly R.)

« Comment décliner à l’échelle locale un programme de développement global ? ». C’est la question posée par Malik Saar, le directeur du bureau régional de l’OIF pour l’Océan Indien, hier, en marge  de l’atelier régional de sensibilisation sur la planification intégrant les ODD et de formation des acteurs locaux sur l’animation économique locale, qui s’est tenue au Carlton.

En effet, à titre de rappel, après les OMD qui ont été fixés jusqu’en 2015, place maintenant aux ODD qui comprennent 17 objectifs et devant être atteints en 2030. A l’issue de l’atelier, les participants, notamment, les Maires des grandes villes de Madagascar et ceux qui dirigent les communes périphériques, doivent être à même non seulement de s’approprier des outils et techniques relatives à la facilitation de leur concrétisation au niveau local, mais aussi, capables de formuler des recommandations pour l’amélioration des ressources locales sans lesquelles les ODD ne seront jamais atteints, pour reprendre les termes du directeur de cabinet du ministère de l’Intérieur, Gervais Rakotonirina.

Décentralisation. Mais là, ce sont les généralités. La question est plutôt de savoir comment procéder à la réalisation de ces objectifs à défaut de décentralisation effective (et efficiente) ? Malik Saar en donne sa perception : « La décentralisation, c’est bien. Mais quand la commune qui reçoit des millions n’a pas les capacités pour les absorber, cela fait des difficultés en termes de visibilité du développement sur le terrain ». Et lui de poursuivre qu’« il y a une composante formation au cours de cet atelier pour aider les maires, pour les outiller justement à absorber les crédits qui vont découler de la mise en œuvre de la décentralisation ». Néanmoins, il est bien beau d’affirmer que l’on va outiller les Maires. Mais l’atelier de ce genre sera réduit à néantsi aucune volonté pour mettre sur pied la décentralisation n’est aperçue.

Collaboration. Par rapport à ce point, l’élue de la capitale, Lalao Ravalomanana, appelle à une collaboration étroite entre, ce qu’elle appelle « les gouvernements locaux », c’est-à-dire les Maires, et « le gouvernement central ». Mais toujours est-il que le principal facteur de blocage n’est autre que la forte concentration du pouvoir et des ressources financières au niveau central. D’ailleurs, elle a souligné, dans une interview, que « le gouvernement devrait doter les communes d’une autonomie administrative et financière ». Et après cet atelier, elle entend réunir tous les Maires de Madagascar afin de « redéfinir ensembles les priorités ».

Subventions. Sur la question relative à la subvention que l’Etat accorde aux CTD, Amina, l’élue de la commune d’Antanamitana, dans le district de Diégo II, a fait savoir que « la commune ne peut ni espérer ni attendre les subventions étatiques. Elle fonctionne bien avec l’appui de nos partenaires techniques et financiers ». Dans la foulée, le même directeur de cabinet du MID a informé qu’ « actuellement, le ministère de l’Intérieur et le ministère des Finances travaillent ensemble en élaborant un acte réglementaire qui autorise les communes à contracter directement avec leurs PTF, dans le cadre des relations conventionnelles entre eux ». Une initiative louable, mais qui attend (aussi) à être concrétisée…

Aina Bovel

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7 Comments - Write a Comment

  1. Bonjour, il y a pas mal des élus qui n’ont même pas la capacité de gérer sa commune&ville respective, donc il devrait y avoir de critères d’éligibilité pour les Maires et les Députés, non!! Concevoir un projet, réaliser un projet et gérer un projet, c’est pas facile du tout, cela demande un minimum de niveau intellectuel. C’est une simple idée. Merci

  2. Même les étrangers procèdent à une stratégie pour le développement de notre pays grâce aux efforts fourni par l’Etat actuel dans le domaine des relations étrangères.

  3. C’est une belle initiative car pour developper le pays tout entière, il faut commencer par les petites regions. Et ce qu’on doit savoir c’est que le president Hery on déjà mis en place ce projet pour l’avenir de Madagascar.

  4. De bons projets comme celui-ci, parce que ce développement est vital pour le développement de la population

  5. espèce de menteur ,la commune est la propriété de l’Etat, c’est l’Etat qui leurs subventionnent sur les projets des commune et pour le salaire des fonctionnaires de la commune; comment pouvez-vous dire que la commune ne peut ni espérer ni attendre les subventions étatiques

  6. C’est un projet très efficace et doit être priorisé pour la nécessité du pays.

  7. Maintenant que la nouvelle coopération entre Madagascar et d’autre pays s’ouvrent beaucoup. Le développement locale peut être assurer grâce à la compétence du pouvoir actuelle

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