Journée de l’éthique : Le parti Freedom réitère la nécessité du renouvellement des pratiques politiques !



Jacaranda
La présidente du parti Freedom, Lalatiana Rakotondrazafy, se sent redevable et reconnaissante envers Herizo Razafimahaleo qui a fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui politiquement

Hier fut la commémoration des dix ans de décès de Herizo Razafimahaleo, le fondateur du parti Leader Fanilo, par le parti Freedom, dirigé par Lalatiana Rakotondrazafy, à l’Hôtel « Le Grand Mellis » Tsaralalàna.

25 Juillet 2008 – 25 Juillet 2018. Cela fait exactement dix ans que le fondateur du parti Leader Fanilo, Herizo Razafimahaleo, est parti pour un monde meilleur, laissant derrière lui un grand vide, certes, mais surtout, un héritage politique et idéologique très précieux, ancré dans les esprits du parti Freedom. Pour cette occasion, ce dernier a organisé, hier, à l’Hôtel Le Grand Mellis Tsaralalàna, la journée de l’éthique politique, une conférence en hommage à ce grand homme qui faisait de l’éthique politique la première de ses valeurs. Et puisque l’on en parle, tout le monde n’est sans savoir que la plupart des partis politiques et des politiciens qui les composent ne se dotent point de cette éthique politique qu’avait Herizo Razafimahaleo. Peut-être que la plupart ne connaissent pas exactement sa définition et sont arrivés au pouvoir ou dans le monde politique (c’est selon) par nécessité ou par opportunité.

Préparation. Justement, par rapport à ce point, Lalatiana Rakotondrazafy, la présidente du parti Freedom, a rappelé l’importance de la préparation avant de se lancer dans la politique, ou de diriger le pays. « En tant que parti, nous entendons diriger le pays. Et conformément à ce que Herizo Razafimahaleo nous a appris, nous nous préparons au préalable. Ainsi, nous avons – entre autres – notre projet de société, notre programme gouvernemental et les documents directeurs qui régissent notre parti », a-t-elle expliqué. Effectivement, la pratique a toujours fait que c’est seulement une fois au pouvoir que l’on élabore les divers documents stratégiques qui ne correspondent pas forcément aux attentes de la population ou qui ne se concrétisent presque jamais.

Idéologie. Mais ce n’est pas tout. Le culte de la personnalité – qui a été sévèrement fustigé par Herizo Razafimahaleo mais qui est toujours renforcé par les politiciens actuels – ne sera guère un recours pour le parti Freedom. Lalatiana Rakotondrazady précise : « Herizo Razafimahaleo a toujours véhiculé le culte de l’idéologie et non le culte de la personnalité. Il a banni la transhumance et a conseillé que si l’on fait partie de l’Opposition, l’idée n’est pas d’évincer les dirigeants du pouvoir, mais  soit de proposer des critiques constructives, soit d’avancer des propositions. Le parti Freedom milite pour la justice sociale et se revendique de gauche. Il avance également des critiques comme des solutions pour améliorer la gouvernance du pays ».

Renouvellement. De son vivant, Herizo Razafimahaleo prônait une meilleure pratique politique, mais cela demeure un défi herculéen actuellement. La transhumance, le népotisme, le trafic d’influence, les diverses formes d’abus, le culte de la personnalité que l’on a cité supra, la culture du « seza » ; tout cela se produit faute d’éthique politique. Justement, le parti Freedom milite pour le « renouvellement de la classe politique et des pratiques politiques ». Peut-être que cela devrait commencer aussi au sein du Leader Fanilo qui s’est scindé en deux…

Aina Bovel

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