Election, neutralité et sécurité : Le Premier ministre met les points sur les « i »



Jacaranda
« L’instauration d’un climat de paix et de sécurité, propre à la tenue d’élections libres, crédibles, transparentes et acceptées par tous, incombe à chacun de nous », réitère le Premier ministre, Ntsay Christian.

Hier, à la coupole du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation à Anosy, le Premier ministre Ntsay Christian, le ministre de l’Intérieur Razafimahefa Tianarivelo et les 24 Préfets de région et 117 sur les 119 chefs de district ont effectué une réunion axée sur les élections et la sécurité.

Le mot d’ordre reste le même. Les élections se tiendront cette année et elles seront libres, transparentes et crédibles. Mais la sécurité est impérativement requise pour ce faire. Il est donc évident que toute intention de reporter sine die les élections – sous quelque forme que ce soit – est immédiatement à écarter car n’est pas conforme à la principale mission du gouvernement, qui est d’organiser la présidentielle anticipée. Interrogé sur le Mouvement pour la Refondation de Madagascar (HFI), le Premier ministre Ntsay Christian avance le respect de la liberté d’expression et affiche son engagement pour la construction et le renforcement de la démocratie. « C’est tout à fait normal dans un pays démocratique comme Madagascar, que les 25 millions d’habitants ne soient pas toujours d’accord. Mais l’objectif de ces communications devrait être de convaincre les citoyens à y adhérer et non d’empêcher la tenue des élections, puisque c’est anti-démocratique. La seule issue de cette crise n’est autre que les élections », a souligné le chef du gouvernement.

Liberté d’élire. Par conséquent, Ntsay Christian appelle ces représentants de l’Etat à se rallier   au gouvernement pour aboutir à l’organisation et à la tenue d’élections libres, transparentes, crédibles et acceptées par tous. « Je vous informe que ces dernières ne sont pas uniquement garanties par la liberté de candidater mais aussi, et surtout, par la liberté d’élire celui que l’on veut élire », rappelle-t-il, avant de poursuivre, en s’adressant à son assistance, que « la crédibilité des élections dépend étroitement de votre neutralité et de vos responsabilités ». Comme le ministre de l’Intérieur, le chef de l’Administration exige la neutralité de cette dernière. Une mise à l’épreuve de ces autorités qui sont souvent (par euphémisme) politisées par le parti au pouvoir. Mais même si toutes les conditions financières, légales et réglementaires, logistiques, techniques ou humaines sont réunies, tant que les actes de banditisme, les attaques à main armée ou encore le rapt font le quotidien des Malgaches, les efforts seront vains.

Autorité de l’Etat. Pour cela, Ntsay Christian a été ferme. « Si les problèmes relatifs à l’insécurité subsistent, c’est parce que les responsables concernés ont failli à leurs obligations. Dorénavant, vous êtes soumis à une obligation de résultats », précise-t-il catégoriquement. Une intention exprimée qui en avisera ceux ayant l’habitude de bâcler leur travail. « Nous avons toujours tendance à incriminer les forces de l’ordre quand un cas relatif à l’insécurité se produit. Mais en réalité, les premiers responsables ne sont autres que vous, les représentants de l’Etat », rappelle le Premier ministre. Pour lui, la restauration de l’autorité de l’Etat – un défi herculéen pour ces autorités – est impérative.

Impartialité de la Justice. Et pour arriver à cette fin, les représentants de l’Etat doivent avoir l’adhésion de la population, selon toujours le chef du gouvernement. « La confiance entre la population, les forces de l’ordre, les Préfets et les Chefs de district doit régner de nouveau. Ce n’est pas la population qu’il faut réprimer mais les « Dahalo », poursuit-il. Une confiance qui se rétablit, entre autres, par « l’atténuation voire l’évitement des pratiques corruptives », pour reprendre ses termes. Mais ce n’est pas tout. Ntsay Christian estime que l’autorité de l’Etat se place de nouveau par « la mise en place d’une justice impartiale ». Les 24 Préfets de région et les 119 chefs de district, nonobstant le fait que certains aient porté haut les couleurs de leurs partis, sont désormais mis à l’épreuve par le Premier ministre et sont tenus d’être neutres. Affaire à suivre.

Aina Bovel

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2 Comments - Write a Comment

  1. j’aime bien le mot procrastination.

    Sans attendre trop de temps, sans tergiversation, il faut prendre de mesure appropriée pour les représentants de L’État qui ont failli ces recommandations

  2. C’est bien dit , et a l’air d’être une bonne résolution !!! Mais il faudrait prévoir des sanctions pour ceux qui font fit de négliger ces règles ; exclusion directe , avec preuves à l’appui des plaignants ….. Tandremo ny procrastination ….

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