Ambovombe : L’Avis de la HCC foulé au pied



Jacaranda

La célébration de la Journée Internationale de la Jeunesse à Ambovombe a été récupérée hier à des fins politiques voire politiciennes par les partisans du président candidat. Tout particulièrement par le député Milavonjy Philobert et le sénateur Fabergé. Le premier a tenu un discours plus ou moins tribaliste en déclarant publiquement que « la population ici présente à Ambovombe n’a rien à envier à celle qui était au Palais des Sports à Tana ». Brandissant une clé, il devait même adopter un langage d’exclusion en décrétant qu’il va « fermer la région de l’Androy à tout autre candidat ». Autre évidemment que Hery Rajaonarimampianina dont il a d’ailleurs sollicité la candidature lors de cette cérémonie officielle, c’est-à-dire organisée aux frais de l’Etat. C’est dire qu’elle tombe sous le coup de l’article 39 de la Constitution qui dispose que « l’Etat garantit la neutralité politique de l’Administration, des Forces Armées, de la Justice, de la Police, de l’Enseignement et de l’Education. Il organise l’Administration afin d’éviter tout acte de gaspillage et de détournement des fonds publics à des fins personnelles ou politiques ».

Neutralité politique. Ces dispositions ont fait justement la veille l’objet d’un Avis de la HCC  qui considère notamment qu’on ne doit pas combiner visites officielles et campagne électorale par respect de la neutralité politique. Un Avis notifié au président de la République qui n’en a pas visiblement tenu compte, en faisant le jeu du député susnommé. Devant des ministres acquis à sa cause et payés par les contribuables, il a fait savoir qu’il est prêt à continuer son œuvre. Et de demander même aux électeurs de l’Androy de lui accorder plus que les 70% qu’il avait obtenus en 2013. Une manière de signifier indirectement qu’il est candidat à sa propre succession. C’est dans cette optique qu’il compte visiblement user et abuser des prérogatives de puissance publique jusqu’au 7 septembre prochain, date butoir pour rendre son tablier. Une obligation de démission imposée par la Constitution que tout candidat à la magistrature suprême s’engage à respecter à travers une déclaration sur l’honneur. En tout cas, ce qui s’est passé hier à Ambovombe n’honore pas ceux qui ont mené une campagne de dénigrement contre le candidat Andry Rajoelina.

R. O

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