Course à la présidentielle : Le HVM perd le nord après le départ des ministres populaires



Jacaranda
Les membres du parti HVM, lors du dernier Congrès à Antsiranana.

Le parti HVM mise sur l’inauguration des « zava-bita » (réalisations) des ministères pour tenter de séduire les électeurs. Une bonne stratégie qui aurait bien fonctionné, cependant, la plupart des ministres initiateurs de ces projets, non moins des coaches de régions, ont déjà quitté le navire. Des absences qui se sont fait sentir lors du dernier congrès à Diego, la semaine dernière. En effet, une grande partie de ces anciens membres de gouvernement « plus ou moins crédibles dans les régions » se sont déjà positionnés ailleurs, à l’exemple de Neypatraiky André Rakotomamonjy, très respecté dans le sud surtout dans la région Ihorombe ; Nourdine Chabani qui a le même succès à Fort-Dauphin ; ou encore Paul Rabary et Lalatiana Andriamananarivo bien appréciés dans les secteurs de l’éducation nationale et de la santé, surtout dans le monde rural.

Poids-plumes. Pour l’opinion, il ne reste plus, autour du président Hery Rajaonarimampianina, que des poids-plumes, en termes de popularité dans leurs régions de provenance respectives. Certains fervents défenseurs du régime sont même indésirables, si l’on ne cite que les quelques ministres redoublants du dernier changement de gouvernement, connus pour les prises de mesures impopulaires. Un(e) d’entre eux – dont on ne cite surtout pas le nom – est pointé(e) du doigt par le personnel dans les coulisses de son propre département, pour avoir raflé les marchés publics lancés par son Secrétariat général, en soumissionnant aux appels d’offres sous des prête-noms. En bref, même si le HVM dispose de la machine administrative pour la précampagne et probablement pour les élections, la composition de ses grands partisans constitue un désavantage. D’ailleurs, pour minimiser les impacts de cette faiblesse, l’équipe du président Hery Rajaonarimampianina a lancé la nouvelle plateforme « Voromahery », une dénomination qui rappelle curieusement le journal Voromahery lancé par le PADESM (Parti des déshérités de Madagascar) lorsqu’il s’est positionné contre le MDRM (Mouvement Démocratique de la Rénovation Malgache), après les événements de 1947.

A R.

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