Charte de bonne conduite : « Nous comptons sur la pression citoyenne », dixit Faraniaina Ramarosaona

Jacaranda

Les efforts déployés par le comité paritaire, chargé de l’exécution de la Charte de bonne conduite et d’intégrité des candidats pour une élection présidentielle apaisée, se concrétisent progressivement. En effet, après la réunion sur le contenu de cette charte avec les représentants des candidats jeudi dernier, la prochaine étape consistera en la signature qui aura lieu, d’après les informations recueillies, le 3 octobre prochain, et ce, avec comme préalable une approche individuelle de chacun des candidats. Néanmoins, il faut signaler que parmi les 36 candidats, lesquels sont les premiers concernés par cette charte et qui doivent la signer, 28 ont été représentés jeudi dernier, les autres ayant brillé par leur absence. Il s’agit de Jean Jacques Ratsietison, Andry Rajoelina, Stephan Narison, Erick Rajaonary, Joseph Martin Randriamampionona, Imbeh Jovial, Jean Louis Zafivao et de Jean Max Rakotomamonjy. Pour l’instant, aucune communication officielle relative aux raisons qui les ont retenus n’a été observée. Espérons qu’ils ne bloqueront pas le bon déroulement du processus électoral.

Pression. Parallèlement, le même comité paritaire en charge du suivi de l’application de cette charte, comme son nom l’indique, ne va pas rester les bras croisés. Hier, nous avons interrogé la responsable du projet Fandio, Faraniaina Ramarosaona, qui fait partie dudit comité sur les suites à donner à ce processus. « Comme vous le savez, nous avons approché individuellement chacun des candidats. Puis, jeudi dernier, nous les avons invités pour qu’ils puissent apporter des enrichissements. Sur les 36 candidats, 27 ont été représentés et un seul candidat était venu en personne. Nous avons procédé au draft du projet final. Puis, le 3 octobre aura lieu la signature de la charte qui va traduire l’engagement des candidats à participer à une élection apaisée et démocratique », a-t-elle expliqué. Mais ce n’est pas tout. Elle a fait savoir que « les candidats qui ont été absents jeudi peuvent signer la Charte mais ne peuvent plus apporter les améliorations qu’ils souhaitent ». C’est un travail qui devrait s’effectuer lors de l’approche individuelle des candidats. Après la cérémonie du 3  octobre, nous devons nous attendre à une campagne de vulgarisation de la Charte, mais surtout à la mise à la connaissance du public des noms des candidats qui ont signé, et surtout de ceux qui s’en sont abstenus. « Nous comptons  ensuite sur la pression citoyenne par rapport aux éventuels agissements du genre », a confié Faraniaina Ramarosaona. Notons que le comité paritaire est composé d’une part par le CFM (Comité du « Fampihavanana Malagasy »), le BIANCO (Bureau Indépendant Anti-corruption), le SAMIFIN (Service des Renseignements Financiers), la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), la CNIDH (Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme), le CSI (Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité), le HCDDED (Haut Conseil pour la Défense de la Démocratie et de l’Etat de Droit) ; et d’autre part par cinq organisations de la société civile, et le mouvement Rohy. A suivre.

Aina B.

Share This Post

Post Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.