Parlement : Session budgétaire en pleine propagande

Consacrée principalement à l’adoption de la Loi de Finances (LF), la seconde session ordinaire du Parlement débutera « le troisième mardi d’octobre » pour se chevaucher ainsi avec la campagne présidentielle.

La rentrée parlementaire aura lieu le 16 octobre prochain. Tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat où le taux d’absentéisme risque d’être plus élevé que d’habitude. Et pour cause, la propagande pour le premier tour de l’élection présidentielle commencera le 8 octobre pour une durée de 30 jours. Ceci expliquant cela, les travées de l’Hémicycle à Tsimbazaza et celles du Palais de verre à Anosikely pourraient être désertées par les députés et les sénateurs pendant trois semaines. Du 16 octobre au 06 novembre 2018. Les absences pour cause de propagande vont même s’allonger en cas de deuxième tour prévu pour le 19 décembre.

En sursis. Quoique les législatives ne soient plus jumelées avec le deuxième tour de l’élection présidentielle, les députés vont certainement faire campagne dans leurs circonscriptions en faveur de leurs candidats respectifs à la magistrature suprême. Idem du côté des sénateurs dont l’existence même de leur institution est liée à l’issue de la course à Iavoloha. Le candidat n°13 Andry Rajoelina par exemple compte supprimer la Chambre haute s’il est élu président. Les sénateurs nommés par le président de la République sortant sont également en sursis dans la mesure où leur sort reste suspendu à la victoire du candidat n°12, Hery Rajaonarimampianina. En effet, même si la durée du mandat constitutionnel des sénateurs est de 5 ans, cela n’avait pas empêché Marc Ravalomanana de remplacer en 2002 les sénateurs désignés par l’Amiral Didier Ratsiraka. Un précédent qui pourrait faire école.

LF 2019. L’avenir des députés dépend aussi des résultats définitifs de l’élection présidentielle qui impacteront forcément sur les prochaines législatives prévues durant le premier trimestre 2019. En somme (au propre comme au figuré), députés et sénateurs ont intérêt à faire élire leurs poulains respectifs sauf à devenir encore une fois des « sakaizan’ny mpandresy » en retournant leur veste en faveur du vainqueur. En attendant, la majorité d’entre eux vont tourner le dos aux travaux de la session budgétaire où le projet de LF 2019 pourrait être adopté par une minorité au niveau des deux Chambres du Parlement. A charge pour le prochain régime d’élaborer par la suite une Loi de Finances rectificative.

R. O

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