Charte de bonne conduite des candidats : Boycottée par Ravalomanana et Rajoelina

Un comité sera en charge du suivi de la mise en œuvre de la Charte de bonne conduite des candidats.

Si Hery Rajaonarimampianina l’a signée, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina l’ont boycottée.

La signature de la fameuse Charte de bonne conduite des candidats à l’élection présidentielle du 07 novembre a été clôturée hier. Le comité paritaire a arrêté à 13 la liste des signataires de ladite Charte. Parmi ces 13 signataires figure le candidat Hery Rajaonarimampianina. Jean Max Rakotomamonjy, Paul Rabary, Radavidson Andriamparany, Mahafaly Solonandrasana Olivier et Saraha Rabeharisoa en font également partie. « Le délai imparti à la signature de la Charte de bonne conduite a expiré. Désormais, ce qui nous préoccupe, c’est le suivi de la mise en œuvre de ce qui a  été convenu et signé.»,  a expliqué le président du CFM (Conseil du Fampihavanana malagasy) Maka Alphonse. Avant de poursuivre : « Ce suivi ne sera pas uniquement effectué auprès des candidats qui ont signé la Charte. Nous allons également surveiller le comportement et les actes de ceux qui n’ont pas signé. » En tout cas, si des candidats n’ont pas accepté d’apposer leur signature sur cette Charte de bonne conduite, c’est parce que leurs adversaires continuent d’enfreindre les lois électorales sans être inquiétés par les organes en charge de l’organisation des élections dont la CENI. D’autres déplorent l’absence de la force contraignante du document. Pour eux donc, signer ou ne pas signer la charte, c’est la même chose.

Point 21. Les candidats Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina ne font pas partie des 13 signataires de la charte, alors que le représentant de ce dernier a promis de la signer le premier jour du délai imparti à la signature.  On a appris hier auprès du CFM que le Point 21 du document divise les candidats. Ce Point 21 prévoit que la publication et la proclamation des résultats issus de sources non officielles sont interdites afin de préserver un climat d’apaisement. « Ce point 21 de la Charte aurait été mal formulé. Mais pour nous, l’essentiel, c’est de préserver le climat d’apaisement avant, pendant et après les scrutins. », précise le président du CFM Maka Alphonse. A rappeler que nombreux sont les candidats qui continuent de dénoncer des anomalies dans la liste électorale. Des anomalies qui semblent être jusqu’ici cautionnées par la communauté internationale dont certaines entités ont déjà envoyé leurs observateurs électoraux à Antananarivo. Du côté de la CENI, on reste également impuissant devant ces anomalies. On n’y peut que constater les faits car selon le vice-président Thierry Rakotonarivo, la réouverture de la liste électorale en vue de son éventuelle retouche s’avère légalement, techniquement et financièrement impossible. En tout cas, force est d’anticiper que, des candidats qui n’adhérent pas au Point 21 de la Charte de bonne conduite ne vont pas reconnaître facilement les résultats des prochaines élections. Ce qui confirme les risques d’une grave crise postélectorale à Madagascar.

R. Eugène

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Lorsque l’on voit de l’ouest la montée des nuages, on se dit qu’il va pleuvoir. Et, lorsque le vent vient du sud, on se dit qu’il va faire beau.
    On doit se préparer aux crises postélectorales mais comment ?
    Ce qui me sidère le plus c’est que les zombies n’auront jamais la sagesse.

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