Place du 13 Mai : Les ministres TIM contre la violence

Les ministres du TIM devant la presse hier à Anosy.

Les quatre ministres du TIM se démarquent de leurs collègues du gouvernement par rapport à ce qui se passe ces derniers jours sur la Place du 13 Mai. En effet, les Guy Rivo Randrianarisoa, Roland Ravatomanga, Lydia Raharimalala et Marcel Napetoky ont demandé à tout gouvernement de dire officiellement non à la violence dont les manifestants revendiquant la vérité sur l’élection du 19 décembre sont victimes tous les jours sur la Place du 13 Mai. « Si le gouvernement dont nous faisons partie est là, c’est grâce aux manifestations des 73 députés qui ont été finalement autorisées  après le 21 avril 2018 sur cet endroit historique de Madagascar. Il est donc injuste actuellement d’user de la violence contre ces militants de la justice électorale qui veulent manifester pacifiquement sur la Place du 13 Mai. », a affirmé hier le ministre de l’Industrie Guy Rivo Randrianarisoa. A l’endroit de la HCC qui va proclamer cet après-midi les résultats définitifs du scrutin du 19 décembre, les ministres du TIM réclament un verdict qui reflète le véritable choix des Malgaches.

SSM. Outre, les membres du gouvernement issus du parti du candidat Marc Ravalomanana, des syndicalistes au sein de la SSM (Solidarité des Syndicats de Madagascar) ont également haussé le ton pour dire non à la répression violente infligée aux gens manifestant quotidiennement sur la Place du 13 Mai. Ces syndicalistes ont condamné hier l’attitude des éléments des forces de l’ordre à l’endroit de ces manifestants qui revendiquent la vérité sur le scrutin du 19 décembre. A rappeler que les partisans du candidat n°25 ne cessent depuis plusieurs jours de descendre dans la rue pour dénoncer les anomalies, les irrégularités et les fraudes qu’ils ont constatées dans le cadre du deuxième tour de l’élection présidentielle organisé le 19 décembre. Cet après-midi, la Haute Cour Constitutionnelle va se prononcer sur ce scrutin. Les regards sont braqués sur Ambohidahy. Sauf changement, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, deux finalistes de cette compétition électorale, seront présents à l’audience publique de la HCC de ce jour.

R. Eugène

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Le délai minimal de trois jours demandé aux organisateurs doit permettre aux autorités de valider la demande, le parcours de la manifestation et son encadrement, afin de garantir la sécurité sur la voie publique, d’après une ordonnance de mars 2012. Toutefois, les autorités publiques, c’est-à-dire la préfecture de police, les maires ou préfets en province, se réservent le droit de discuter ou d’interdire toute manifestation « si les circonstances font craindre des troubles graves à l’ordre public » et des atteintes à la sécurité publique. Concrètement, les motifs d’interdiction sont très larges. Il peut s’agir d’une incapacité pour la police à maintenir la sécurité, ou l’assurance d’un risque important de provocation, en fonction des buts de la manifestation,

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.