CFM : 36 demandes d’amnistie à trancher cette année


La mise en place du CFM est prévue par la Constitution de la Quatrième République.

Cet organe en charge de la réconciliation nationale se prépare à statuer sur les demandes d’amnistie qui lui ont été soumises.

L’heure est au bilan. Du côté du « Conseil du Fampihavanana Malagasy » ou CFM, on lui rapproche de n’avoir rien fait depuis sa mise en place. Hier, son président Maka Alphonse a déclaré que cette année 2019 sera une année de travail pour cet organe constitutionnel chargé de piloter la réconciliation nationale. A en croire les explications de Maka Alphonse, le CFM tranchera sur les nombreuses demandes d’amnistie qui font partie de ses « vary mangatsiaka ». « Le « Conseil du Fampihavanana Malagasy » a reçu au total 36 demandes d’amnistie relatives aux faits liés aux événements politiques survenus dans la période de2002 à la fin de la transition. Nous avons transmis le 31 octobre 2018 ces demandes d’amnistie à la commission spéciale indépendante pour l’amnistie instituée au niveau de la Cour suprême pour la mise en état des dossiers et pour que la Cour puisse donner son avis juridique. », a-t-il expliqué. Avant de préciser : « Mais, le CFM ne sera pas lié par la décision de cette commission. Raison pour laquelle, nous allons trancher sur ces demandes d’amnistie lors de l’assemblée générale du CFM qui aura lieu au mois de mars. »

Ancien PM et des officiers. D’après le président du CFM, un ancien Premier ministre et de nombreux officiers font partie des candidats à l’amnistie. « Le CFM ne traite que les demandes d’amnistie liés aux événements politiques. Et ce pour permettre aux demandeurs de recouvrer leurs droits civiques et politiques. », a souligné Maka Alphonse. A noter que la commission spéciale indépendante pour l’amnistie n’a pas jusqu’à présent donné suite aux dossiers envoyés par le CFM.

1300 dossiers. Par ailleurs, on a appris hier du côté du « Conseil du Fampihavanana Malagasy » qu’environ 1300 demandes d’indemnisation et de réparation y sont déposées par des victimes des événements politiques de 2009. « Le CFM est en train d’étudier ces demandes. », a affirmé son président Maka Alphonse. Avant de reconnaître que des problèmes d’ordre financier constituent un blocage à la satisfaction des demandeurs. « La réparation ne pose pas de problème. Par contre, lorsqu’il s’agit d’indemniser les victimes, il faut de l’argent. Or, aucun ariary n’est jusqu’ici versé dans le Fonds national de solidarité. La communauté internationale ne s’est pas conformée aux dispositions de la feuille de route sur l’alimentation de ce Fonds. Pour cette année 2019, le budget de l’Etat ne prévoit aucun ariary pour cette indemnisation. », a-t-il déploré. Avant de rajouter : « Malgré cet obstacle, le CFM poursuit son chemin. Actuellement, deux avant-projets de décret relatifs à l’application de la Loi n°2016-037 du 02 février 2017 sur la réconciliation nationale sont déjà prêts. » En tout cas, on s’interroge sur le sort du « Conseil du Fampihavanana Malagasy » durant cette deuxième partie de la Quatrième République malgache.

  1. Eugène
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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Rafitra mandany vola. Tsy misy ilana azy raha izaho manokana. Vola hahavitana foto-drafitr’asa kanefa dia laniana amin’ny tambin karaman’ireo mpikambana ao am CFM.

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