Réforme de la loi électorale : L’intérêt général soulevé lors de l’ouverture de la session extraordinaire

Jacaranda
Les députés seront jugés par leur travail ! (Photo d’archives)

Les députés, lors et à l’issue de cette session extraordinaire – qui a commencé hier et se termine le 5 février – doivent (au moins) faire preuve de patriotisme et d’écoute ; des éléments qui n’ont presque pas été constatés durant cette législature dont le bilan est marqué par une grande et flagrante corruption.

En effet, nous ne sommes pas sans savoir que les améliorations à effectuer dans la loi relative au régime général des élections et des référendums font partie de l’ordre du jour de cette session extraordinaire. Nous ne sommes pas sans savoir non plus que depuis l’année dernière, ces lois électorales ont été fortement fustigées, notamment, par l’ensemble de la société civile et les observateurs électoraux nationaux. Et nonobstant ces critiques, les députés, ceux qui doivent agir en qualité de « représentants du peuple » les ont votées (et ce, sans mentionner les circonstances dans lesquelles ils ont voté). Et vlan ! Cette année, sommes-nous obligés de les convoquer en session extraordinaire, car les améliorations qu’il faudrait apporter à ces lois sont désormais impératives et qu’elles n’ont pas pu être effectuées en sessions ordinaires. Lors de son discours d’ouverture, le président de l’Assemblée nationale, Jean Max Rakotomamonjy, a rappelé que les députés doivent prendre des décisions en faveur de l’intérêt général de la Nation.

Plafonnement. A l’issue, l’opinion publique doit s’attendre à ce que les fonds utilisés pour la campagne électorale soient plafonnés. Une disposition essentielle qui garantit, avant toute chose, l’égalité de chances entre les candidats. Combien de fois l’absence de plafonnement des fonds de campagne a été pointée du doigt et combien de fois la fixation de ces fonds a été recommandée ? Mais des mesures n’ont guère été prises et jusqu’à maintenant, seuls ceux qui en ont les moyens peuvent se permettre de mobiliser tous les outils à leur disposition pour être élus. Lors du premier tour de la présidentielle, ce grand écart entre les candidats a été incontestable. Le plafonnement des dépenses de campagne est, donc, plus qu’attendu de pied ferme.

Transparence. Toujours dans cette optique, la transparence des fonds de campagne est plus qu’indispensable. C’est fortement recommandé par la société civile. Durant la présidentielle, Transparency International Initiative Madagascar (TI-IM) a procédé à la vulgarisation des origines des fonds utilisés lors de la campagne électorale à travers une fiche que devaient remplir les candidats. Une initiative louable ! Néanmoins et malheureusement, le président de TI-IM, mardi dernier, a informé ou rappelé (c’est selon) que seuls six candidats sur les 36 ont accepté de se livrer. Et les 30 autres, dont le président élu, ont complètement ignoré cette démarche dont l’objectif est de consolider la transparence et de bannir toute suspicion d’éventuelles contreparties, susceptibles de porter atteinte à la souveraineté nationale.

Précampagne. Mais ce n’est pas tout. Avant de procéder à la campagne électorale, des préparations y afférentes s’effectuent. C’est ce que la plupart dénomment « précampagne » laquelle relève toujours du vide juridique à Madagascar. Ce n’est pas la précampagne en soi qu’est condamnable dans la mesure où elle permet aux futurs candidats (à n’importe quelle élection) de décrire, de manière générale, leur vision respective et leurs projets/programmes. Il faut juste l’encadrer : préciser la période, les activités, ou encore le format. C’est, d’ailleurs, une pratique très régulière dans les pays démocratiques. Nous notons, au passage, que ces recommandations sont loin d’être exhaustives. De surcroît, si l’intérêt général (et non les intérêts des députés) a été soulevé lors de l’ouverture de la session extraordinaire, cela n’implique pas uniquement les décisions à prendre, mais les actions aussi. A suivre.

Aina Bovel

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2 Comments - Write a Comment

  1. Mino kasa ngamb izaho fa mba olon kendri daholo reo député ireo fa tsy olona tia tena ,ary samy hanantatéraka tsara ny asa izay napisahana azy ,no itondra fampandrosoana ho an’i Madagascar aingana indridra eto @ tsika !

  2. mino sy manantena isika fa hanao ny asa araka ny lalana tsara ireo deputé , ka izay tena zavatra maika sy mitondra soa ho an’ny firenena no hodinihiana, satria ny tanjona lehibe dia izay hanavotana sy hampandrosoan ity madagasikara malalantsika ity

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