Situation des réfugiés : Madagascar n’est pas épargné !

Jacaranda

Les questions relatives à la situation des réfugiés seront au cœur des débats lors l’Assemblée Générale des chefs d’État et de gouvernements africains, dans le cadre du 32e Sommet de l’Union Africaine, qui se tient les 10 et 11 Février prochains, à Addis-Abeba, en Éthiopie. C’est même le principal thème de la période 2019-2020, outre la lutte contre la corruption.

Hier, nous avons eu l’occasion d’aborder ce sujet et d’effectuer des échanges avec le représentant résident du FNUAP auprès de l’Union Africaine, Désiré Assogbavi, à l’Eliana Hotel à Addis-Abeba. Il a indiqué, lors de ces échanges, que « c’est un problème crucial qu’il faut gérer » et qu’il « ne faut pas être vaguement traité comme les précédents, c’est-à-dire, on prend des résolutions, on rentre au pays et on revient un an après pour un autre thème ». En effet, et sur la base des informations qu’il a fournies, l’Afrique abrite six millions de réfugiés et 14,5 millions de déplacés. Parmi les solutions avancées figure la mise en place d’une agence humanitaire africaine, mais dont l’effectivité dépend  essentiellement du consensus trouvé par les chefs d’État et de gouvernements présents à cette Assemblée Générale.

Réaction épidermique. Concernant Madagascar, nous ne sommes pas sans savoir que la question relative aux réfugiés est un sujet qui divise l’opinion publique. Dans l’hypothèse où chaque pays membre de l’Union Africaine devrait accueillir des réfugiés, quid du cas de Madagascar ? Rappelons la réaction épidermique, le tollé général dont ont fait preuve les citoyens l’année dernière, quand nous avons écrit dans nos colonnes qu’un projet de construction d’un vaste camp de réfugiés sur la RN2 est en gestation. Toujours dans cette hypothèse, n’oublions pas que le pays ne dispose pas de cadre légal précis et propre aux réfugiés. De surcroît, les infrastructures indispensables pour faire face à ce genre de situation sont loin d’être disponibles. Quoiqu’il en soit, « nous attendons de voir des dirigeants africains se mettre à la place de ces millions de réfugiés et de déplacés internes qui sont en Afrique, et de trouver des solutions à leurs problèmes », brandit Désiré Assogbavi. Aussi, attendons-nous de pied ferme ce que va présenter le président Andry Rajoelina et les mesures que Madagascar va ou doit prendre (c’est selon) par rapport à ce thème.

Aina Bovel (Addis-Abeba, Ethiopie)

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