Centre immaticulateur de Madagascar : Suspicions de corruption passive pour 18 personnes

Jacaranda

Le Bureau Indépendant Anti-corruption (BIANCO) ne chôme pas. En effet, au mois de mars de cette année, il a été saisi par une doléance anonyme relatant les agissements d’un Officier de l’armée en service au CAPSAT Antananarivo et de son épouse qui s’adonneraient à la confection de faux permis militaires dans leur domicile à Itaosy en vue de les transformer en permis biométrique auprès du Centre Immatriculateur de Madagascar – CIM – Ambohidahy.

Doléances. La saisine ferait état de l’implication d’un réseau qui opère également auprès du service du CIM en matière de mutation de véhicules et d’octroi de permis de conduire. Le BIANCO a, sans tarder, ouvert une enquête sur le dossier qui fait écho sur toutes les doléances des usagers et insatisfaction du public concernant le fonctionnement et la qualité de service du CIM. Toujours est-il que bon nombre de plaintes sur le Centre Immatriculateur ont été reçues par le BIANCO depuis quelques mois. Nous pourrons citer parmi elles le dossier de flagrant délit dénoncé par l’association Rohy et traité par le BIANCO en 2017 qui a abouti au placement sous mandat de dépôt de deux responsables auprès du CIM.

Investigations. D’autres dossiers sont encore en cours au niveau d’Ambohibao sur les employés du CIM et les rabatteurs qui y travaillent. Les investigations effectuées ont pu faire ressortir des suspicions de corruption passive, d’abus de fonction ainsi que de faux et usage de faux contre 18 personnes dont le premier responsable du CIM d’Antananarivo, l’officier et son épouse et 15 autres co-auteurs et complices au sein du CIM et autour du couple. Suite au déferrement du samedi 13 avril, trois rabatteurs, objet de garde à vue auprès du BIANCO avant le déferrement, sont placés sous mandat de dépôt. Tandis que le premier responsable du CIM (Chef CIM), sa caissière ainsi que deux titulaires de faux permis biométriques sont sous contrôle judiciaire.

Recueillis par Dominique R.

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6 Comments - Write a Comment

  1. Enfin le bureau national de la lutte contre la corruption est bien placé. Désormais, il est difficile de pratiquer un acte de illégale en faveur de la justice et sa communauté locale. Je suis très content si cette cellule arrive à mettre au claire les affaires des hauts dirigeants corrompu de l’ancien pouvoir.

  2. c’est le moment de la chasse aux sorcières maintenant pour avoir une bonne gouvernance et un grand changement dans notre pays, il faut pas arrêter si non le mal sera toujours régner dans notre pays!

  3. eo ilentika daholo izay pandray na panome anilay kolikoly fa ita fa tena io no mapahantra ny firenetsika ! ny am permis bio mbola miandr ny ahazo ny PM tam zn ftoana ny vahoaka fa maro no voafitaka nefa tsis resaka atreto !

  4. · Edit

    Ny mahagaga dia mbola misy sahy manao ty kolikolindoza ty ihany,nefa efa bdb izay voasazy izay.Ny mpanome sy mpandray dia mitovy.

  5. #justice-madagascar.org, je suis du même avis que vous. N’ayant ni confiance, ni garantie, ni assurance de la part des responsables bien distingués du CIM, ces rabatteurs auraient déjà cherché d’autres sources de revenus ailleurs…. Situation à méditer pour tous.

  6. Comment se fait il que seuls les rabatteurs ont été bouclés à Antanimora alors que le premier responsable du centre immatriculateur (Chef CIM) et sa caissière ainsi que les deux titulaires de faux permis biométriques ne sont que sous contrôle judiciaire ?
    Peut être que le premier signataire du CIM comme le VPM Reboza julien a signé par inadvertance car il doit signer chaque jour plus de 150 permis ?

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