Groupe des Parlementaires Républicains : 21 députés indépendants se positionnent au centre

Jacaranda
Les membres du GPR devant la presse, hier, à Tsimbazaza.

Les différentes structures assurant le fonctionnement normal de la nouvelle Assemblée nationale se mettent en place progressivement. En effet, après l’élection des membres du bureau permanent, les groupes parlementaires se manifestent. Hier, le Groupe des Parlementaires Républicains (GPR) a officialisé son existence. Composé de 21 députés élus sous les couleurs indépendantistes, ce groupe s’est déclaré centriste, c’est-à-dire ni pro-pouvoir, ni dans l’opposition. « Le GPR reste neutre dans ses prises de décision, il ne dépend d’aucun parti politique », a précisé devant la presse hier son président Neypatraiky Rakotomamonjy, député élu dans le district d’Ihosy. Le GPR est représenté au sein du bureau permanent de l’Assemblée nationale par le député d’Amboasary Sud Solange Angèle, qui occupe le poste de Rapporteur général. Il regroupe en général d’anciennes personnalités du parti HVM, dont entre autres l’ancienne ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Monique Rasoazananera, le député d’Ambovombe Androy, Milavonjy Philobert, et bien sûr l’ancien ministre des Postes et des Télécommunications, Neypatraiky Rakotomamonjy.

32 commissions. Après avoir obtenu un siège au sein du bureau permanent, le Groupe des Parlementaires Républicains vise des postes de présidents de commission. D’après son règlement intérieur en vigueur, la Chambre basse compte 32 commissions, un nombre qui correspondait à celui des ministères sous l’ère Rajaonarimampianina. Puisque les nouveaux députés n’envisagent pas de modifier leur règlement intérieur, ce nombre de 32 sera maintenu, et ce malgré le fait qu’il n’y ait actuellement que 21 ministères et un secrétariat d’Etat. L’élection des 32 présidents de commission aura lieu mardi prochain à Tsimbazaza. Reste à savoir si l’IRD s’ouvrira aux autres forces politiques comme il l’a fait lors de l’élection des membres du bureau permanent. En tout cas, une force centriste vient de voir le jour à l’Assemblée nationale. Elle ambitionne de servir de balise aux éventuelles dérives de la majorité présidentielle. Une majorité qui a déjà pourtant mis en garde l’exécutif en laissant entendre, par le biais de la présidente de l’Assemblée nationale Christine Razanamahasoa, que toute action qui ne répond pas aux véritables attentes des électeurs ne sera pas acceptée.

R.Eugène

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