Assemblée nationale : Le statut de l’opposition divise les députés

Jacaranda

La session extraordinaire débutera ce jour à l’Assemblée nationale. A l’ordre du jour, le règlement intérieur, la Politique Générale de l’Etat et la loi sur le statut de l’opposition. Sur ce dernier point d’ailleurs, cela ne va pas faire l’unanimité à la Chambre basse. En effet, selon des indiscrétions, des députés issus de l’IRD auraient l’intention d’apporter des amendements. Un point de vue qui n’est pas du tout partagé par les députés TIM en particulier. Ces derniers roulent plutôt pour le maintien sans aucun amendement de la loi n° 2011- 013 portant statut de l’opposition et des partis d’opposition Reste à savoir la position des députés indépendants. Autrement dit, cette loi va diviser les élus de l’Assemblée nationale. Pourtant, lors de l’élection de la présidente de la Chambre basse, celle-ci a été plébiscitée de 100% de suffrages exprimés.
Plan d’action. Qu’en est-il de cette loi, citons, entre autres, qui en son article 2 stipule que, « est d’opposition au sens de la présente loi, tout parti légalement constitué ou groupe politique et qui développe pour l’essentiel des positions et des opinions différentes de celles du Gouvernement. L’appartenance à l’opposition doit faire l’objet d’une déclaration officielle et publique et doit être enregistrée au ministère de l’Intérieur ». En son article 3, « tout parti de l’opposition reconnu par cette loi, comme tout parti politique, dispose d’un programme fondamental fixant son idéologie, d’un plan d’action régissant ses activités dans le cadre de la réalisation des décisions de son dernier congrès ». Et en son article 4 « la Constitution garantit le droit d’opposition démocratique ».
Redistribution de sièges. Mais ce n’est pas tout, car l’adoption du nouveau règlement intérieur pourrait également faire des vagues dans la mesure que le nombre de commissions sera revu à la baisse. En effet, le nombre des commissions sera réadapté en fonction de l’organigramme du gouvernement composé de 22 ministères. Or, lors de la dernière session spéciale, les députés ont mis en place 32 commissions. Ce qui fait qu’il y en a 10 de trop, ce qui entraînera notamment une redistribution de sièges. Le comble c’est que cela pourrait engendrer des divergences au sein de la plateforme IRD. Vu que les commissions concernées relèvent des députés issus de cette mouvance présidentielle. Une autre paire de manche pour cette dernière.
Dominique R.

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2 Comments - Write a Comment

  1. Waooo!!!! c’est intelligent. Pour ma part j’encourage avec toute mes forces les opposants à mettre des garde à fou pour que le pays ne soit pas bradé à très bon marché et surtout pour que Madagascar appartient aux Malagasy. Il faut réfléchir, il faut aller très loin dans nos réfléxions. Nous serons comment dans 10 ou 20 ans avec ce système??? système scolaire, universitaire, hospitalier, défense et financier??? Réfléchissons-nous et ne soyez pas aveuglé par l’argent et le pouvoir qui risque de vous faire tuer un jour…

  2. OPPOSANTS, DISENT-ILS (ELLES)!
    Des vieux (GOAIK’ANTITRA…,
    comme l’on dit), voulant ou re-voulant le pouvoir, des jeunes naïfs et/ou inoccupés, des femmes inconnues, jamais sur le travail de quoi que ce soit d’utiles etc),
    sur une prétendue assemblée générale, et concluant eux-mêmes qu’il n’y a ni solidarité, ni « déclaration » commune,
    sauf le vague  » tsy hanaiky lembenana « .
    La loi de 2011, sous Rajoelina, dont se référent pourtant ses dénigrants, voulant profiter de ce qu’ils pensent les intéresser, pécuniairement, avantages etc, dit pourtant qu’il faut que L’OPPOSITION AIT UN PROGRAMME, UNE IDÉOLOGIE, UN PLAN D’ACTION PRÉCISANT DES ACTIVITÉS EN CE SENS…
    Il n’y a rien de rien, sauf cette recherche de « désignation » presque automatique. Ne trompez personne, car comme cela se dit (entre autres , le KMF-CNOE), la Démocratie, que certains veulent être « apprise » et sûrement financée (!!!) par la « communauté internationale »( celle ci doit rire et se moquer…) se pratique par des élections et des PROGRAMMES PRÉCIS D’ALTERNANCE, et non des mouvements de menton , ni des kabary.
    SAHIA MIATRIKA FIFIDIANAMBAHOAKA, et en cas d’ échecs, attendez ET LAISSEZ LE POUVOIR EXERCER SON POUVOIR, car avant le contre-pouvoir , le pouvoir en lui-même doit pouvoir s’exercer !

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