Municipales à Tana : La caution fixée à 10 millions d’ariary

Le gouvernement a multiplié par deux les montants proposés par la CENI.

Le gouvernement n’a pas validé les propositions de la CENI quant aux montants des cautions à payer par les candidats aux Municipales et Communales du 27 novembre prochain. A voir le décret pris par le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, les montants proposés par la commission électorale sont presque multipliés par deux. En effet, d’après le décret n°2019-1542, un candidat ou une candidate à la mairie de la Capitale doit payer 10 millions d’ariary de caution. Cette caution est de 5 millions d’ariary pour chacun des candidats à l’élection des maires au niveau des communes urbaines de première catégorie. C’est le cas des communes ayant le statut des chefs-lieux des provinces, comme Toamasina I, Fianarantsoa I, Toliara I, Antsiranana I et Mahajanga I. Quant aux communes de deuxième catégorie, la caution est fixée à 2.000.000 Ar pour les communes à 19 conseillers, 1.100.000 Ar pour les communes à 15 conseillers, 1.000.000 Ar pour les communes à 13 conseillers, 900.000 Ar pour les communes à 11 conseillers et 800.000 Ar pour les communes à 9 conseillers.

Candidatures farfelues. Pour les communes rurales ayant 7 conseillers, un candidat doit payer 700.000 Ar à titre de caution. Et cette caution est de 600.000 Ar pour les communes rurales à 5 conseillers. A scruter ces chiffres, les candidatures aux prochaines Municipales et Communales sont des actes d’investissement. Ces montants jugés exorbitants par certains analystes et observateurs politiques excluent d’office les candidatures farfelues et fantaisistes qui visent uniquement à disperser les voix ou à enrichir les candidats par les financements des « bailleurs ». Quelque part, on salue la mesure prise par le gouvernement. Pour certains, le nombre pléthorique des candidats maires et conseillers rend difficile la tâche de la CENI et des tribunaux administratifs qui sont compétents pour juger les contentieux liés aux élections communales et municipales. Le nombre réduit des candidats pourrait avoir d’impact positif sur le budget à allouer par l’Etat malgache à l’organisation de ces deux scrutins simultanés.

  1. Eugène
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  1. La décision du gouv favorise les grands partis politiques et les indépendants. Tant mieux pour certains et tant pis pour d’autres. Que les nouveaux maires respectent et fassent respecter la déontologie des agents de l’etat et que le ministère de l’intérieur crée un service pour le suivi et contrôle tout en recevant des doléances des agissements des anciens maires depuis la transition

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