Affaire Ampefiloha : L’Inspecteur de Police placé sous MD à Tsiafahy

Jacaranda

La Grande famille de la Police nationale formule des excuses publiques et présente ses condoléances à la famille du défunt. 

« Tous les policiers enfreignant la loi seront sévèrement sanctionnés ». C’est ce qu’a déclaré hier le ministre de la Sécurité Intérieure, le Contrôleur Général de Police, Rafanomezantsoa Roger au cours d’un point de presse organisé dans son bureau à Anosy. Dans un communiqué publié hier matin, la Direction Générale soutient aussi que « l’assainissement a déjà commencé au niveau de la Police nationale et le Ministère ne reculera pas pour cette initiative ». En effet, la Hiérarchie policière sort de son mutisme quatre jours après le triste évènement survenu vendredi dernier à Ampefiloha. Devant plusieurs témoins, un policier a tiré sur la tête d’un homme accusé d’être impliqué dans une tentative de braquage du côté d’Antsahamanitra. Une vidéo de cette scène a fait le tour des réseaux sociaux durant le week-end. Hier, la Grande famille de la Police nationale, par l’intermédiaire du ministre responsable, a formulé des excuses publiques, et a présenté ses condoléances à la famille du défunt.

Homicide volontaire. Au cours de cette rencontre avec la presse, le Contrôleur général de Police, Rafanomezantsoa Roger a aussi déclaré que, des mesures ont été déjà prises suite à cette affaire. Des sanctions disciplinaires ont été prononcées. En effet, depuis le week-end, l’Inspecteur de Police responsable de ce meurtre est suspendu de ses fonctions. Il risquerait même la radiation du Corps de la Police. Mises à part les sanctions administratives, ce policier fait aussi l’objet d’une poursuite judiciaire. A entendre les explications du numéro Un de la Police nationale, le policier que l’on voit sur la vidéo, tirer sur la tête d’un homme ventre à terre a été placé sous mandat de dépôt à la maison de force de Tsiafahy hier suite à son déferrement. Cet Inspecteur de Police est poursuivi pour homicide volontaire, a fait savoir le ministre responsable. Et lui de soutenir que « la Police nationale ne sera pas complice et ne défendra pas le non respect de la loi ». Ce serait donc la fin du corporatisme. Quoiqu’il en soit, cette affaire servira de jurisprudence pour les bavures policières qui regagnent du terrain depuis quelques années.

Davis R

Telma Fibre Vibe

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7 Comments - Write a Comment

  1. · Edit

    Tant qu’on n’est pas victime (viol, assassinat,…) de ces bandits sans état d’âme, on crie aux droits de l’homme. Il faut se mettre à la place de la famille de ces forces de l’ordre qui risquent leur vie chaque jour à traquer ces bandits et qui du jour au lendemain peut devenir veuve ou orphelin. Bof pleure la famille… pleure

  2. Dia aoka ho hita sy hambara ny tohiny fa tsy ho resaka fampandriana adrisa fotsiny

  3. @ RANAIVOSOA

    Le gros poisson il se terre à Faravohitra avec son osy mainty…

  4. Dia mba hoe am zay ve dia hoe tsisy corruption ao an-tanàna??? Cherchez les gros poissons les tsy maty manota là

  5. Est ce que les bandits considèrent la notion de droit de l’homme lorsqu’ils tuent de manière inhumain leurs victimes?

  6. Mais d’un côté aussi, c’est nécessaire aussi de démontrer que les forces de l’ordre (plus connus jusqu’ici dans l’empêchement des grévistes et révendicateurs de justice) ne rient point avec les bandits.

  7. Quid des atrocités perpétrées par des voleurs et dahalo, qui sont armés jusqu au dents, aux innocents?

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