Lutte contre la violence basée sur le genre : Soutien des Premières Dames d’Afrique à Mialy Rajoelina

« La violence n’est jamais excusable ». C’est en ces termes que la Première Dame, Mialy Rajoelina exprime sa détermination à lutter contre les violences envers les femmes. Elle a assisté hier à la conférence ayant eu pour thème : « Zéro violence basée sur le genre pour l’avenir de l’Afrique : ensemble, nous pouvons ». Une conférence organisée dans le cadre de la TICAD 7. La présidente de l’Association FITIA est aussi l’initiatrice de cet évènement de haut niveau co-organisé par l’UNFPA et l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le développement (OPDAD), en collaboration avec l’Union Africaine. Les premières Dames africaines sont unanimes sur le fait qu’ensemble, elles peuvent changer les choses dans le but d’éradiquer toutes formes de violences envers les femmes. 35% des femmes ont été victimes de violence au moins une fois dans leur vie. Selon les statistiques, 87. 000 femmes ont été tuées intentionnellement en 2017. « Des efforts devront être déployés pour éradiquer les violences », selon Mialy Rajoelina. Le trafic d’êtres humains est également une autre forme de violence dont des filles et des femmes sont victimes. La mentalité et les traditions sont des freins à l’atteinte de l’objectif de Zéro violence basée sur le genre. Pour Madagascar, depuis la nomination de Mialy Rajoelina comme Ambassadrice de l’UNFPA contre les violences basées sur le genre, un progrès considérable a été noté, notamment avec la création de la « Brigade féminine de proximité » et surtout, la rédaction d’un projet de loi sur la violence basée sur le genre.

Déclaration commune. Après la conférence, les premières Dames d’Afrique se sont mises d’accord et ont fait une déclaration commune relatant leur ferme volonté à lutter contre ce fléau, ainsi que contre le mariage précoce. Il convient de noter que des Chefs d’Etats, époux de ces femmes engagées, ont assisté à la conférence d’hier, dont le Président Andry Rajoelina, spécialement venu épauler son épouse. La Première dame du Burkina Faso, non moins Présidente de l’Organisation des Premières dames d’Afrique pour le Développement, a félicité l’engagement de la Première Dame malgache. La présidente de l’OPDAD a, par ailleurs, souhaité la bienvenue à la Première dame malgache  pour son entrée dans cette sororité, et les autres « First ladies » d’Afrique lui ont démontré par leur présence qu’elles sont là pour l’épauler dans cette lourde responsabilité.

Davis R

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  1. Moi qui suis un homme ,suis heureux de la décision prise par la Première Dame Malgache La violence conjugale.Non cela ne se passe pas qu’en AFRIQUE mais aussi en FRANCE( depuis le début de l’année 2019 c’est 90 femmes qui sont mortes des coups de leur conjoint ou compagnon.) mais aussi à La RÉUNION, une Ile voisine. Ce département français est le premier département français eu égard à sa population. Premier pour les coups , les blessures et les morts.Triste record. La Première Dame de FRANCE n’a pas pris un tel engagement. Je le note et suis heureux que l’exemple vienne de MADAGASCAR. Soyez fières, fiers.Je vous félicite Madame La Présidente .
    Je souhaite que cette déclaration soit suivie de décisions . J’ai toujours peur de ces belles déclarations qui ne sont jamais suivies de faits.
    La décision est belle. La décision doit nous demander d’être nous aussi présentes, présents. Il faut tout faire pour réussir et cela demande non seulement une volonté dans la durée mais des moyens, une organisation.
    Non je ne serai pas celui qui distribue des conseils.NON. Ces aux femmes malgaches d’être les décideuses. Elles se doivent d’être les porteuses de ce projet humain. Mais des moyens financiers et organisationnelles doivent être mis en place.
    Je pourrais vous dire comment des femmes françaises s’engagent. Je pourrais vous décrire les actions menées par les femmes canadiennes. Je pourrais vous décrire les actions menées par des femmes africaines…oui des exemples ..;mais l’essentiel est que les femmes malgaches et des hommes malgaches s’engagent et trouvent des solutions malgaches. Oui des solutions malgaches.
    Je connais le Peuple Malgache. Depuis des années je milite dans le domaine agricole , historique (je me suis spécialisé sur la tragédie de Mars 1947 )et culinaire. J’ai cette chance de parler le Malgache et d’être vieux ce qui donne confiance. Un dada be …
    Je milite à Faratsiho-Antsirabe-Soavinandriane-Ampary , un quartier de Tana. et Antalaha ( 3 ou 4 mois par an )
    Ensemble proclamons la mort à ces coups, ces insultes à ces morts. Mort à la mort.

    Aimé TECHER

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