Condamnation de journalistes : Les avocats dénoncent des incohérences

La position du ministère en charge de la Communication a été condamnée.

Nouveau rebondissement hier sur une affaire d’hélicoptère qui a abouti à la condamnation  d’une lourde peine d’amende à deux journalistes inculpés de propagation de fausses nouvelles et de diffamation. En effet, un communiqué signé le 19 septembre par le directeur général de la Communication Fanahimanana Tiaray a fait réagir les avocats de la défense, le président de l’Ordre des journalistes, la directrice de publication du journal « Le quotidien » et le député Fidèle Razara Pierre, lui aussi journaliste de « AZ Radio ». Dans son communiqué, le directeur général de la Communication évoque spécifiquement le cas de la directrice de publication du journal « Le Quotidien » Nadia Raonimanalina, condamnée à une lourde peine d’amende de 10 millions d’ariary. Le communiqué souligne que « le ministère (NDLR : ministère de la Communication et de la Culture) se réjouit qu’à toutes les étapes de la procédure judiciaire, les dispositions légales en matière d’infractions de presse ont été respectées ». Et que « la loi n°2016-029 du 14 juillet 2016 portant code de la communication définit clairement dans son article 32 le ou les auteurs principaux pénalement responsables devant la justice en cas de délit de presse, notamment le directeur de publication. Dans cette affaire, seule la directrice de publication du journal « Le quotidien » de par son statut de journaliste a été auditionnée et condamnée par la justice pour délit de presse ».

Loi applicable. Le communiqué du directeur général de la Communication a ouvert un débat sur la loi applicable à la directrice de publication du journal « Le Quotidien ». Hier devant la presse, les avocats de la défense, le président de l’Ordre et la journaliste ont dénoncé des incohérences entre le fond du procès et la position du ministère de la Communication et de la Culture. « Le directeur général de la Communication a affirmé que Nadia Raonimanalina est coupable d’un délit de presse. Si c’est le cas, cette directrice de publication du journal « Le Quotidien » devait être jugée sur la base du code de la Communication médiatisée qui fixe le plafond des peines d’amende à six millions d’ariary. Ce qui n’a pas été malheureusement le cas. La justice a appliqué à Nadia Raonimanalina la loi sur la cybercriminalité en condamnant celle-ci à une lourde peine d’amende de dix millions d’ariary. », a fulminé le président de l’Ordre des Journalistes. Pour sa part, le journaliste Fidèle Razara Pierre a condamné l’attitude du ministère en charge de la Communication qui selon lui, est complice des poursuites judiciaires contre les professionnels de la presse. En tout cas, à voir la publication du site « 24h Mada » qui se trouve à l’origine de ces poursuites judiciaires, Nadia Raonimanalina ne doit pas être sujet à une condamnation. Ses avocats ont interjeté appel hier contre le jugement du tribunal de première instance. A suivre.

R. Eugène

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4 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. MATOTRA

    A ce jour j’adore flâner à Ambohitsorohitra et je me dis toujours en scrutant les lieux que des imbéciles comme MATOTRA ont avalé les mensonges de Colonel CHARLES comme quoi des snipers étaient sur les balcons de l’hôtel du Louvre ?! Pire le gourou de Matotra le dictateur déchu a encore laissé ces « gris-gris » sous terre …

  2. MATOTRA

    A ce jour j’adore flâner à Ambohitsorohitra et je me dis toujours en scrutant les lieux que des imbéciles comme MATOTRA ont avalé les mensonges de Colonel CHARLES comme quoi des sniper étaient sur les balcons de l’hôtel du Louvre ?! Pire le gourou de Matotra le dictateur déchu a encore laissé ces « gris-gris » sous terre …

  3. MARC,
    Prêt à mourir pour Andry Rajoel .
    Pourquoi tu n’y étais pas à Ambohitsirohitra le 07 février 2009. T’aurais bien accompli ta mission.

  4. Doit on accorder le moindre crédit à cet article émanant d’un journaleux dont on connait parfaitement son professionnalisme tendancieux et partisan ? Tout ce petit monde qu’il cite appartient au camp de celui qui tire les ficelles derrière après avoir totalement dérobé à être candidat à la mairie parce qu’ayant la frousse de l’une énième défaite électorale . De toute façon ce n’est pas le ministère de l communication qui était partie civile donc c’est un combat d’arrière garde voué à l’échec dans le ridicule d’une décision de justice à force exécutoire ces avocats de pacotille !

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