Précampagne communales : Les candidats plutôt réservés

Il n’y a aucun texte qui régit la précampagne. Ce qui fait que c’est le flou qui l’entoure. Un vide juridique qui favorise les candidats riches au détriment des candidats pauvres. Contrairement aux élections présidentielles et législatives, les candidats aux communales sont plutôt réservés durant la précampagne. Est-ce dû à la situation qui prévaut dans le pays, notamment avec la fuite des sujets au baccalauréat qui focalise l’attention de bon nombre d’observateurs ? Ou est-ce qu’on attend l’ouverture de la campagne électorale prévue le 7 novembre prochain pour mettre le paquet ? On est loin des tapages médiatiques des précédentes consultations populaires. Visiblement, ceux qui sont dans la course aux municipales et communales jouent la carte de la prudence. Toutefois, ils privilégient les visites dans les quartiers, juste c’est pour se faire remarquer ou du moins les gens auront une idée du candidat.

Elections de proximité. . Faut-il rappeler que les fonctionnaires candidats à ces élections de proximité seront suspendus temporairement de leurs fonctions. A cet effet, ils sont obligés de demander une autorisation spéciale pour justifier leur absence. Même topo, pour les candidats faisant partie du personnel des collectivités territoriales décentralisées. Quant aux hauts commis de l’Etat, ils seront estimés comme démissionnaires d’office. Selon des statistiques émanant de la CENI, 6275 candidats visent le poste de maire. Pour ce qui est des conseillers municipaux, ils sont au nombre de 4960.

Descentes dans les quartiers. Lors de l’élection présidentielle du 7 novembre dernier, l’on a remarqué que les candidats n’ont pas du tout la même chance concernant les moyens financiers notamment au cours de la campagne électorale. Pour ces élections de proximité, au lieu de procéder à des dépenses pour des tapages médiatiques, les candidats ont plutôt investi dans d’autres domaines. Notons que pour la capitale, cinq candidats sont en lice pour les communales. Il s’agit de Naina Andriatsitohaina (IRD), Randriamasinoro Tahiry Ny Riana (TIM), Rakotoarisoa Faniry Alban, alias Gangstabab (APM) et deux indépendants Eliace Ralaiarimanana et Feno Harison Andrianjoelina. Les deux premiers sont plus visibles sur le terrain en procédant notamment à des descentes dans les quartiers. Ce peu d’engouement des candidats pourrait-il s’expliquer par le manque de moyens ?

Dominique R.

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