Chronique de Mickey : Le Renard et le Bouc

Jacaranda

Le FES (Frideriech Ebert Siftung…) est à louer pour sa ferme intention de faire de la sensibilisation et de la formation politique au niveau des jeunes, une priorité. Seulement, entre ce qui doit être et la réalité ; entre les bonnes intentions et les pratiques, la fourberie est toujours présente dans l’arène politique. « Le Renard et le Bouc », cette fable de la Fontaine peut toujours servir d’illustration des attitudes du personnel politique souvent décriées créant le divorce entre lui et le peuple. Elle narre l’histoire de deux compères, le Renard et le Bouc. « La soif les obligea à descendre en un puits : /Là, chacun d’eux se désaltère », y-lit-on. Comme ils sont au fond du point d’eau et qu’il faudra remonter. Le Renard proposa : … Lève tes pieds en haut, et tes cornes aussi/Mets –les contre le mur : le long de ton échine/ Je grimperai premièrement/Puis sur tes cornes m’élevant, / A l’aide de cette machine/De ce lieu je sortirai, /Après quoi je t’en tirerai. Une fois, là haut, le Renard se moque de l’autre et lui dit : « Si le ciel t’eût, donné par excellence /Autant de jugement que de barbe au menton /…Or, adieu : j’en suis hors/Tâche de t’en tirer, et fais tous tes efforts /Car pour moi j’ai certaine affaire/Qui ne me permets pas d’arrêter en chemin ».

En résumé, en langage moderne, pour servir ton ambition ou quand tu es dans l’embarras, pour te tirer d’affaire, sers toi de tes compagnons comme ascenseur et une fois arrivé à ton but, tu peux t’en débarrasser. Hélas, combien de fois n’a-t-on pas constaté de tels faits ! Combien d’amertume ont-ils semé derrière eux ces personnages passés maîtres en matière de tromperie ! En plus, ils se targuent d’être plus sensés que tout le monde. En ces heures de transbordements politiques, certains leaders politiques sortent allègrement de leurs rangs pour rejoindre ceux de l’autre bord avec des arguments qui font de la peine à ceux qui les ont suivis naguère , d’accord, mais en plus semblent vouloir les narguer. Mais qu’ils sachent que ; « On peut tromper une partie du peuple tout le temps, et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. »Abraham Lincoln – 1809-1865, ou bien on les avertit que « Chat échaudé craint l’eau froide » Un chat ne peut être dupé qu’une fois en sa vie ; il est armé de défiance, non seulement contre ce qui l’a trompé, mais même contre tout ce qui lui fait naître l’idée de la tromperie. L’eau chaude l’aura outragé ; c’en est assez, il craindra même la froide, et n’aura jamais que très peu de commerce avec elle.

M. Ranarivao

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